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Des mandarines marocaines contaminées refoulées de Russie

Par Kahina Hammoudi 

Une cargaison de mandarines marocaines, d’environ 19 tonnes, a été bloquée à l’entrée de la Russie au port de Saint‑Pétersbourg après la détection d’un organisme nuisible lors des contrôles phytosanitaires. Les autorités fédérales ont confirmé la présence d’une mouche polyphage classée parmi les organismes réglementés, jugeant la cargaison inacceptable pour la sécurité agricole et sanitaire du territoire russe. Cette décision fait peser une nouvelle fois un doute sérieux sur la fiabilité de certains flux exportateurs marocains dans les circuits internationaux.

Car ce n’est pas la première fois que des produits marocains se heurtent à des refus à l’importation. Les mandarines du Royaume ont déjà suscité des alertes en Europe, avec des détections de pesticides interdits dans des lots destinés aux Pays‑Bas, via le système d’alerte RASFF. Ces épisodes successifs montrent que la question de la conformité phytosanitaire n’a pas encore été résolue structurellement, malgré les campagnes de communication sur la « qualité » des agrumes marocains.

Pour Moscou, qui resserre ses contrôles depuis plusieurs années, ce type de blocage confirme sa volonté de ne pas céder sur la sécurité sanitaire, même si les agrumes marocains représentent une part importante de ses approvisionnements. Pour le Maroc, la répétition de ces incidents fragilise la crédibilité de sa filière export, alors que la russification de bonne partie des marchés alimentaires orientaux devient un enjeu stratégique pour toute la rive sud de la Méditerranée. Si les autorités et professionnels marocains continuent de traiter ces cas comme des «accidents isolés», ils risquent de payer cher, diplomatiquement et commercialement, l’image d’une agriculture encore trop laxiste sur les normes internationales.

K. H.

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