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Contrôle des importations aux ports : les nouveaux laboratoires mobiles, un atout majeur pour la protection du consommateur et de l’économie nationale

«Le ministère dispose aujourd’hui des outils de contrôle de qualité au niveau des postes frontaliers qui peuvent répondre aux sollicitations des autres services et opérateurs, notamment les douanes et les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement», a-t-il fait valoir.

Le même responsable a ajouté que, grâce à ces nouveaux équipements, les services du ministère peuvent aussi prendre en charge les analyses des produits au niveau des marchés locaux, à travers des inspecteurs de commerce qui prélèvent des échantillons en vue d’une analyse instantanée.

De son côté, le chef du projet chargé d’acquisition de ces laboratoires, Mohamed Khelifa, a indiqué que la mise en service de ces laboratoires a permis de faire un «saut qualitatif en matière d’analyses microbiologiques des produits importés, en réduisant les délais qui passent de plusieurs jours à quelques minutes».

À ce propos, il a cité l’exemple du contrôle de l’importation de la poudre de lait destiné pour le lait industriel ou le lait pour enfant, qui exigeait auparavant un délai minimum de cinq jours pour la vérification de sa conformité, réduit désormais à laps de temps très court.

Les ingénieurs mobilisés pour les opérations de contrôle veillent notamment sur la composition de cette poudre en matière de protéines, de matières grasses, d’acidité et d’humidité. Ces laboratoires examinent aussi, selon M. Khelifa, sur les produits «Hallal» notamment par la détection de l’usage des matières d’origines porcines ou alcooliques dans les produits alimentaires.

«Grâce à ces équipements, on peut connaître ainsi les aspects microbiologiques détaillés des produits importés, connaître le niveau des résidus de pesticides et les matières naturelles des produits. C’est une première pour le pays de réaliser ce type d’analyses sur le terrain dans un délai rapide sur des échantillons au niveau des ports et postes frontaliers», a-t-il relevé, assurant que les compétences algériennes de haut niveau ont été formées dans ce domaine avec des partenaires internationaux.

L’objectif visé à travers ces laboratoires demeure la protection du consommateur de tous les dangers alimentaires et de faciliter le traitement des dossiers d’importation des opérateurs économiques dans un délai très court, a-t-il par ailleurs assuré, tout en soulignant que «le grand mérite dans la réalisation de ce projet revient au président de la République qui avait décidé de mettre en place des équipements à la disposition du secteur pour veiller sur la qualité et les normes des produits importés».

R. N.

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