Lavrov dénonce la stratégie occidentale de division au Moyen-Orient

Par Kahina Hammoudi
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a accusé l’Occident d’appliquer au Moyen-Orient la vieille maxime coloniale « diviser, dresser les uns contre les autres et régner », semant la discorde au cœur du Golfe persique.
Lors d’une table ronde des ambassadeurs à Moscou, Lavrov a rappelé que les négociations américano-iraniennes capotaient en juin, juste avant les frappes américano-sionistes du 28 février. « L’un des objectifs évidents était de diviser les monarchies du Golfe », a-t-il lancé, notant leur silence face aux assassinats en Iran, y compris de jeunes filles. Téhéran paye aujourd’hui le prix d’une offensive qui a éliminé Ali Khamenei et fait 926 morts.
Washington ment sur la menace iranienne
La veille, Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a qualifié de « fabriquées » les accusations américaines contre l’Iran. Lors d’un point presse le 4 mars, elle a dénoncé une stratégie de changement de régime déguisée en pourparlers nucléaires. « Ces mensonges justifient des frappes sur des sites nucléaires, menaçant la sécurité mondiale », a-t-elle averti, rejetant toute solution militaire.
Madrid appelle à la retenue, Trump brandit la menace
L’Espagne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, a exhorté à une désescalade immédiate, soulignant les risques pour la stabilité énergétique mondiale. De son côté, le président américain Donald Trump a menacé de « réponses écrasantes » contre toute nouvelle riposte iranienne, promettant de « raser les capacités nucléaires restantes si Téhéran persiste ».
Ce crescendo de tensions, de Doha aux côtes ukrainiennes – Lavrov évoquant même l’attaque sur le méthanier Arctic Metagaz liée à Kiev –, place la Russie en position d’arbitre serein. Moscou rejette les garanties occidentales à l’Ukraine, n’y voyant qu’une façade, et avance sur des progrès humanitaires.
K. H.




