Visite historique du Pape Léon XIV en Algérie : la reconnaissance internationale d’une Algérie souveraine et civilisatrice
Sous l’impulsion décisive du Président de la République, Alger balaie les chimères d’isolement et dicte sa loi sur la scène mondiale : un retour en force, une reconnaissance de foi profonde, un nouveau paradigme géopolitique.

Par Kahina Hammoudi
Sa Sainteté le Pape Léon XIV foulera le sol algérien du 13 au 15 avril prochain : un événement qui transcende le protocole pour devenir un haut fait diplomatique.
Sous l’impulsion visionnaire du Président de la République, l’Algérie balaie les calomnies d’isolement et s’impose comme terre de tolérance authentique, fidèle aux préceptes de l’islam.
C’est une reconnaissance internationale éclatante, un nouveau paradigme où Alger dicte les règles du dialogue interreligieux et civilisationnel.
À Annaba, berceau de Saint Augustin – où naquit une part essentielle de la pensée chrétienne occidentale –, cette visite scellera un lien millénaire.
Sur cette terre mosaïque d’héritages amazighe, romain, islamique et méditerranéen, le Pape relierait passé et présent, démontrant que l’Algérie n’est pas un État récent, mais une matrice vivante de civilisations convergentes.
La tolérance algérienne : islam en acte, exemples historiques à l’appui
L’islam algérien incarne la tolérance coranique : « Nulle contrainte en religion » (Sourate Al-Baqara, 256), et égalité pour les « gens du Livre » : « Quiconque croit en Allah et accomplit le bien aura sa récompense » (Sourate Al-Baqara, 62). Le Prophète (que la paix soit sur lui) posa le modèle à Médine via sa Constitution : liberté de culte, justice autonome et protection sacrée pour juifs et chrétiens.
L’Algérie vit ces préceptes au quotidien. Mais ne tolère pas l’extrémisme, encore moins le colonialisme. La basilique de Saint Augustin à Annaba, restaurée et ouverte aux pèlerins, symbolise notre respect pour le legs chrétien. L’Émir Abdelkader, héros national, sauva en 1860 à Damas des milliers de chrétiens et juifs des massacres, entrant dans les annales humanitaires mondiales.
Sous les Ottomans, juifs séfarades et chrétiens prospéraient à Alger, Oran et Constantine, leurs synagogues et cimetières préservés. Roger Hanin, inhumé avec honneurs à Alger en 2016, clamait notre hospitalité «les bras ouverts».
Aujourd’hui, nos initiatives interreligieuses – comme les symposia de Rome en 2025 – proclament un islam « de Cordoue » : tolérant, modéré, farouchement opposé à l’extrémisme. Ces faits démontent les narratifs biaisés : Alger protège par foi, non par calcul.
Les dimensions stratégiques d’un moment fondateur
Diplomatiquement, cette visite consacre l’Algérie comme modérateur face aux tensions identitaires, antidote aux rumeurs de repli. Géopolitiquement, elle renforce notre pivot Afrique-Europe, avec l’Émir Abdelkader comme précurseur du soft power humanitaire. En termes de soft power, l’accueil papal offre une vitrine culturelle globale, Annaba en phare méditerranéen.
Religieusement, elle consolide les liens avec le Saint-Siège, mettant le Coran en action pour unir les fois. Civilisationnellement, elle honore notre mosaïque vivante – amazighe, romaine, islamique, chrétienne –, transformant l’héritage en force stratégique contre les divisions artificielles.
L’Algérie n’est pas un État-nation jeune ; elle est une matrice millénaire où les civilisations se fécondent mutuellement. Fini les narratifs malveillants : voici notre vérité, brute et rayonnante.
Cette visite n’est pas un épilogue : c’est le prologue d’une Algérie souveraine qui revient en force sur la scène internationale. Portée par la vision présidentielle, elle impose un agenda de dialogue pluraliste. Le monde scrute, admire – et suit.
K. H.




