« Grand Israël » : l’ambassadeur américain Huckabee cautionne les crimes sionistes et embrase le monde arabe

Par Kahina Hammoudi
Les déclarations incendiaires de Mike Huckabee, ambassadeur des États-Unis auprès de l’occupation sioniste, ont franchi toutes les lignes rouges. Interrogé par Tucker Carlson sur un verset biblique revendiquant pour Israël les terres « du Nil à l’Euphrate », il a répondu sans vergogne : «Ce serait bien s’ils prenaient tout». Une apologie ouverte du «Grand Israël» qui balaie la souveraineté arabe et cautionne l’expansionnisme sioniste, alors même que l’entité accumule les crimes de guerre à Gaza et en Cisjordanie.
Huckabee va plus loin : il propose de reléguer les Palestiniens en Jordanie ou au Sinaï, prétextant un «excès de terres arabes» face à une «petite Israël». Ces mots, prononcés par un émissaire de Trump – autoproclamé artisan de la paix avec son plan pour Gaza –, révèlent le vrai visage de l’axe washingtonien-telavivien. Ils viennent en écho aux atrocités quotidiennes : plus de 69 000 Palestiniens tués à Gaza depuis octobre 2023, dont 19 000 enfants, selon le ministère de la Santé local ; un génocide documenté par l’ONU, avec crimes contre l’humanité, nettoyage ethnique, déplacements forcés massifs et destruction systématique d’écoles, hôpitaux et foyers. En Cisjordanie, l’opération «Mur de fer» de janvier 2025 a rasé des camps de réfugiés, chassant 32 000 Palestiniens, tandis que 11 000 autres croupissent en détention administrative, torturés, violés, sans procès – 75 morts en cellule depuis 2023.
Tollé unanime : 15 nations arabes et islamiques en front commun
La colère arabe explose. Égypte, Arabie saoudite, Jordanie, Émirats, Qatar, Koweït, Oman, Liban, Bahreïn, Syrie, Palestine, Turquie, Indonésie, Pakistan, plus la Ligue arabe, l’OCI et le CCG, dénoncent ces «propos irresponsables» qui violent le droit international et la Charte de l’ONU. Le Caire rappelle qu’Israël n’a «aucune souveraineté sur les terres palestiniennes ou arabes». Riyad fustige l’atteinte aux relations privilégiées. Amman parle d’«absurdités provocatrices». La Palestine y voit une incitation à l’agression, prolongeant l’occupation, les massacres et les plans d’annexion à Gaza et en Cisjordanie, malgré le rejet mondial.
Le chantage sioniste menace l’équilibre régional
Cette sortie n’est pas anodine : elle dope l’arrogance sioniste au pire moment. Sous Trump réélu, les néoconservateurs rêvent d’un remodelage du Moyen-Orient, ignorant les 170 000 blessés à Gaza, les frappes sur civils au café al-Baqa (30 juin 2025, 24-36 morts), les démolitions de 101 maisons en Cisjordanie en 2025, les attaques de colons et les 52 martyrs tués en février 2026. Géopolitiquement, c’est un suicide : raviver le «Grand Israël» radicalise les rues arabes, fragilise Riyad et Le Caire – piliers de la normalisation –, resserre l’OCI et la Ligue en front panarabe. Téhéran, Ankara et Moscou en profitent pour dénoncer l’impérialisme yankee-sioniste, menaçant gazoducs du Golfe et pétrodollars. Une étincelle, et la région s’embrase, sapant la «paix du siècle» de Trump au profit d’un chaos calculé.
Briser le silence face au génocide
Huckabee n’est pas un gaffeur isolé ; il parle au nom d’un système qui tolère le génocide palestinien. Le monde arabe doit passer de l’indignation aux actes : boycotts massifs, plaintes unies à l’ONU, sanctions contre les criminels. Ces terres ne sont pas un butin biblique, mais un droit inaliénable. La Palestine résiste ; à nous de l’amplifier avant l’irréparable. La boîte de Pandore est ouverte – refermons-la par la justice.
K. H.
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