Banque d’Algérie: L’erreur du cash, se paye…cash…

Par Abdelkrim Alem

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a fait probablement les frais d’une précipitation avérée en matière de contrôle des fonds , de leur origine et des conditions liées à leur inscription dans des comptes bancaires.

Les décisions imprécises avec parfois des ultimatums surprenants adressés aux opérateurs économiques sommés de se soumettre à l’obligation de justifier la provenance de leur argent à l’occasion de tous les versements, ont fini par provoquer paradoxalement un affolement général qui commençait à plomber le marché tout en exaspérant les craintes des uns et des autres.

Pris entre deux feux ; l’obligation de transparence en matière monétaire notamment l’identification des flux pour endiguer toute malversation ou blanchiment d’argent, d’un côté, afin de sortir l’Algérie de la zone grise, un classement équivalant à sanction infligée par le gendarme financier international (le GAFI ) et d’un autre côté, lutter contre l’informel qui brasse des milliards et qui contrôle dangereusement les leviers de segments entiers du marché, tous ces paramètres conjugués, ont conduit les décideurs de l’autorité monétaire face à la réalité amère : un état des lieux qui est loin d’être prêt pour jouer la transparence.

Comment dicter l’obligation de recourir exclusivement à l’usage des circuits de paiement électroniques ou scripturaux alors que les Moyens de paiement ( TPE ) ne sont pas encore dominants ?

Comment conférer au banquier le libre arbitrage en créant des conditions comportant le risque de dérapage sachant que face à ces versements de fonds en liquide, le pouvoir de décision est étrangement donné au banquier en toute exclusivité. Il a tous les droits!!!!

Il y a eu cafouillage…la banque d’Algérie ne dispose pas du…droit ( paradoxalement) d’être en avance sur le marché…

A.A

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