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Algérie : La Commission des Transports de l’APN auditionne les forces de sécurité sur le projet de Code de la route

La Commission des transports de l’APN auditionne les forces de sécurité sur le projet de Code de la route pour renforcer la sécurité routière, durcir les sanctions et réduire les accidents en Algérie.

Par Ramadan Nihal 

La Commission des transports et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale (APN) a tenu une séance d’audition avec des représentants de la Gendarmerie nationale (GN), de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et de la Direction générale de la Protection civile (DGPC).

L’objectif : examiner le projet de loi relatif au Code de la route.

Selon Kada Nedjadi, président de la commission, ce projet vise principalement à renforcer la sécurité routière et à améliorer la régulation du trafic sur le territoire national.

Le texte ambitionne aussi d’adapter le cadre juridique aux nouveaux défis du secteur, en garantissant une meilleure protection des vies humaines.

Lors de la réunion, le chef de la Division Sécurité routière à la Gendarmerie nationale a détaillé les principales nouveautés, notamment des articles comblant les lacunes de la loi précédente, face à la hausse préoccupante des accidents, particulièrement impliquant bus et poids lourds.

Parmi les mesures proposées :

  • Amplification des amendes forfaitairesIntroduction de nouveaux concepts juridiques sur les responsabilités
  • Modification des conditions d’obtention et de reconnaissance des permis de conduire étrangers
  • Renforcement des contrôles sur les surcharges et poids des véhicules
  • Utilisation obligatoire d’éthylotests et d’appareils tachymétriques
  • Responsabilisation accrue des auto-écoles et des importateurs de pièces détachées

De plus, le projet impose des conditions strictes pour la délivrance du permis (examens médicaux, tests de dépistage de drogues, formation complète) et prévoit des contrôles périodiques et inopinés sur les conducteurs.Le directeur central de la sécurité publique à la DGSN a souligné que ce projet s’inscrit dans la politique nationale pour anticiper et réduire les risques d’accidents, véritable priorité face au nombre élevé de victimes chaque jour sur les routes.

Le directeur de la prévention à la DGPC a présenté des statistiques alarmantes qui placent l’Algérie parmi les pays aux taux d’accidents les plus élevés.

Les députés ont formulé plusieurs remarques, notamment sur la nécessité de clarifier certains termes et sanctions, l’importance de campagnes de sensibilisation avant l’entrée en vigueur de la loi, ainsi que sur la mise en œuvre des nouvelles amendes et responsabilités liées aux pièces de rechange.

Tous s’accordent sur l’urgence et l’importance de durcir les sanctions et de mobiliser tous les acteurs concernés pour garantir la sécurité routière et réduire le nombre de drames sur les routes algériennes.

R. N.

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