Les financements de la BAD disponibles pour le tronçon ferroviaire Laghouat-Ghardaia-Menia: Coup de starter pour l’endettement extérieur ?

Par Khaled Remouche 

La balle est dans le camp algérien. En effet , le Président du groupe Banque Africaine de Developpement à l’issue de sa visite à Alger a affiché la disponibilité de la banque à financer les grands projets structurants de l’Algérie.

Le premier grand projet ciblé est le tronçon de la nouvelle voie ferrée Alger -Tamanrasset reliant Laghouat- Ghardaia–Menia d’une longueur de 495 kilomètres et d’un coût de 2,8 milliards de dollars.

Cette intention de financement s’inscrit dans le sillage d’une disposition de la loi de finances 2025 qui ouvre la voie à l’endettement extérieur pour de grands projets dits d’intérêt national.

Cette possibilité a été autorisée au regard des grands besoins de financement pour les grands projets structurants et les limites du budget aujourd’hui à financer tous ces projets, d’où l’intention à confirmer du gouvernement à recourir à l’endettement extérieur qui n’est plus devenu tabou.

Mais il faut noter l’attitude prudente des autorités . Le choix se portera sans doute sur les crédits multilatéraux , c’est à dire des grandes institutions financières internationales comme la banque africaine de développement ou La Banque islamique de développement,la BID.

Ce sont des crédits à plus grande durée et à des conditions favorables en termes de taux d’intérêt.

Mais ce qu’il faudra observer , c’est le volume de financements qui ne doit pas être important, qui doit être calculé pour ne pas engendrer un niveau d’endettement important du pays , en fonction des capacités du pays a rembourser sa dette.

Aujourd’hui la dette extérieure du pays est marginale, visible à son service de la dette très modeste.

Il convient de souligner en définitive que l’endettement n’est pas si mauvais si cela sert à financer de bons projets,rentables qui pourraient procurer à l’Algérie des ressources financières supplementaires.

A noter que l’Algérie a recouru à l’endettement extérieur au moment où cette question était tabou dans le discours officiel.

En effet, le gouvernement Sellal a recouru à un financement de la banque africaine de développement d’un milliard de dollars américains pour soutenir le budget de l’Etat.

Jusqu’ici le gouvernement a financé les grands projets structurants grâce aux ressources budgétaires.

K.R

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page