Le gouverneur de la Banque d’Algérie : Les outils et instruments de transparence bancaire mis aux normes internationales

Le gouverneur de la Banque d’Algérie souligne les efforts de l’Algérie en matière de mise à niveau de son arsenal juridique et bancaire, et ce afin d’être admis dans le registre de confiance et de fiabilité établi par le gendarme financier international ( GAFI ).
Dans un entretien accordé à l’APS , le responsable de l’autorité monétaire algérienne explique la démarche.
En lien avec « la question relative au dossier du GAFI, dont la prise en charge entre, en partie, dans le cadre de la mise en conformité de notre dispositif législatif et réglementaire avec les normes et standards internationaux, l’Algérie s’est attelée à mettre en œuvre le plan d’action établi par cet organisme à l’attention de notre pays, en octobre 2024.
A cet effet, le comité national d’évaluation des risques assure le suivi des actions entreprises par le comité de coordination nationale chargé de la levée des réserves du 2ème rapport d’évaluation mutuelle de l’Algérie, institué auprès de la Banque d’Algérie.
Ce dernier comité composé de représentants de tous les secteurs concernés travaille d’arrache-pied à mettre à niveau le dispositif national de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT) opérant une profonde refonte du cadre de conformité, légal et réglementaire et des procédures opérationnelles et organisationnelles pour sa mise en œuvre.
L’ensemble des secteurs concernés ont notamment mis en place des stratégies d’atténuation des risques, et organisé des formations au profit des assujettis et des superviseurs, autant d’efforts déployés et de résultats obtenus par l’Algérie, attestant de l’engagement de notre pays à se conformer parfaitement aux standards internationaux en matière de LBC/FT.
Les efforts déployés par l’Algérie ont été salués par les évaluateurs du joint group (ICRG), une reconnaissance des progrès réalisés qui constitue un bon présage pour une sortie rapide de notre pays de la liste des pays sous surveillance renforcée du GAFI.
En conclusion il convient de rappeler que le secteur bancaire constitue le segment d’activité le plus réglementé de la sphère économique. Il obéit à des règles normatives strictes et évolutives, couvrant aussi bien les volets prudentiels, de contrôle interne, comptable et de contrôle des changes, qui constituent la base raisonnable à même de le prémunir contre les risques notamment, de contrepartie, opérationnels et de change.
Ce cadre permet une gestion prudente de ces risques et assoit la stabilité et la sécurité financière de la place, ainsi que la protection des intérêts des déposants.
Le cadre réglementaire édicté par la Banque d’Algérie s’inscrit, ainsi, dans cette optique prudente, ce qui a grandement contribué à protéger notre secteur bancaire contre les contrecoups des différentes crises apparues au cours de ces dernières années».




