Rapport de la Banque d’Algérie: Stagnation des réserves de change et chute des exportations en 2024

Par Khaled Remouche

Au chapitre positif de la situation macro -économique du pays en 2024, les réserves de change son restées quasiment stables :68,277 milliards de dollars à fin 2024 contre 69,825 milliards de dollars à fin 2023.

Ce matelas en devises donne un répit de 15 mois à l’Algérie : 15 mois d’importations de biens et services pour avancer dans la diversification et la résilience de l’économie nationale.

Mais contrairement aux exercices 2022 et 2023,les exportations de marchandises et les exportations hors hydrocarbures sont en chute libre en 2024,indique le dernier rapport de la Banque d’Algérie.

Les exportations globales de l’Algérie sont passées de 55 milliards de dollars à fin 2023 contre 49 milliards de dollars à fin 2024.

Cela s’explique essentiellement par la chute des exportations d’hydrocarbures sous le double effet de la baisse des prix du pétrole et du gaz en 2024 et des volumes de gaz et de pétrole exportés dûe à une baisse de production d’hydrocarbures, précise la Banque d’Algérie.

A noter que les exportations d’hydrocarbures ont atteint à fin 2024,  45, 23 milliards de dollars contre 50,50 milliards de dollars à fin 2023.

Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles amorcent également une chute libre. Elles sont passées de 5 milliards de dollars, fin 2023 à 3,83 milliards de dollars.

Cette baisse est dûe à l’érosion des prix de l’énergie (fertilisants) et à la baisse des volumes exportés (produits sidérurgiques,ciment,biens alimentaires,minerais).

Nous sommes donc loin de l’objectif de 7 milliards de dollars à réaliser. Avant d’atteindre 29 milliards de dollars en 2030.

Les exportations hors hydrocarbures sont dominées par seulement 4 à 5 groupes de produits.

L’expansion des exportations hors hydrocarbures passe à l’ évidence par la diversification des produits exportés et la concrétisation dans les délais des projets industriels dans la sidérurgie, l’agroalimentaire, la mécanique…

Le dernier rapport de la Banque d’Algérie a donc montré que ce ne sont pas tous les principaux indicateurs macro économiques qui sont au vert contrairement aux exercices 2022 et 2023.

Ce qui incite à la prudence et à la rigueur quant à la conduite de la politique économique.

Cette conjoncture mi figue mi raisin invite à plus d’efforts en matière de productivité, d’amélioration du climat des affaires ( IDE 1 milliard de dollars en 2024) et d’intégration dans les filières industrielles .

Bien qu’on puisse se féliciter que la dette extérieure soit marginale et que l’économie reste en croissance (3,6 pour cent en 2024.)

K.R

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page