Un nouveau gouvernement pour un plus grand dynamisme économique

Pour réussir ces missions ,le chef de l'Etat a fait appel de nouveau à des gestionnaires d'entreprises ou d'administrations publiques qui ont une expérience dans le management et prouvé à première vue leur efficacité

Par Khaled Remouche 

Plus de dynamisme,plus d’efficacité, relance de l’économie et meilleure prise en charge des préoccupations des citoyens.

Telles sont les motivations du changement de gouvernement. L’exécutif reste un gouvernement de technocrates.

Pour réussir ces missions ,le chef de l’Etat a fait appel de nouveau à des gestionnaires d’entreprises ou d’administrations publiques qui ont une expérience dans le management et prouvé à première vue leur efficacité.

À leur tête,Sifi Ghrieb confirmé comme premier ministre, a été entre autres , Président du conseil d’administration de la société algéro qatarie AQS, PDG de l’entreprise publique ENR, Directeur du centre de formation de GICA.

Sa promotion est sans doute dûe à son dynamisme et ses initiatives aussi bien en  tant que ministre de l’industrie qu’en tant que premier ministre par intérim.

Parmi les plus importants changements figure le découpage du département énergie en deux portefeuilles.

Mourad Adjal PDG de Sonelgaz se trouve promu ministre de l’énergie et des énergies renouvelables.

L’une de ses principales missions est d’accélérer le programme  de développement des énergies renouvelables.

Le ministre d’Etat ,Mohamed Arkab conserve le portefeuille hydrocarbures et mines.

Il s’agit donc d’une division du travail .L’un s’occupant de la transition énergétique,l’autre du secteur pétrolier stratégique dans le financement de notre économie.

Les défis de ce département sont liés à l’augmentation de la production d’hydrocarbures et des exportations de gaz et de pétrole ainsi que le suivi des projets stratégiques tels que le pipe destiné à exporter l’hydrogène vers l’Italie, l’Allemagne et l’Autriche.

Mohamed Arkab aura également à veiller à la mise en oeuvre de la loi minière et à la feuille de route pour confirmer le potentiel considéré comme stratégique et important de minerais tels que le cuivre, le manganèse, le lithium et les terres rares.

Les autres changements importants portent sur des secteurs locomotives de la croissance en Algérie : l’industrie, l’agriculture, les travaux publics et les infrastructures de base.

Le nouveau ministre de l’industrie,Yahia Bachir était avant sa nomination PDG de GICA ,une entreprise publique dynamique.

L’une de ses principales missions est l’émergence d’une véritable industrie automobile.

Le jeune ministre Yacine El Mahdi Oualid est appelé à gérer le département de l’agriculture.

A chaque nomination dans un nouveau poste , il apporte une touche nouvelle et une plus grande efficacité. Il a contribué notons-le, à l’émergence de l’écosystème start-up en Algérie.

À la formation professionnelle il a introduit des nouveautés.

Concernant les travaux publics et les infrastructures de base, l’ancien Wali de Annaba, Abdelkader Djelaoui décroche ce portefeuille.

C’est un poste sensible au regard des grands projets structurants en cours de réalisation : voie ferrée Tindouf-Bechar, voie ferrée Alger-Tamanrasset…

Les gestionnaires des collectivités locales constituent l’un des viviers sur lequel a tablé le chef de lEtat pour constituer les gouvernements qui se sont succédé.

En l’occurrence Said Sayoud , l’ancien Wali d’Oran est le grand bénéficiaire de ces changements. Il devient ministre de l’intérieur et conserve le portefeuille des transports.

Brahim Merad,ancien Wali de plusieurs circonscriptions,  il conserve le titre de ministre d’Etat et se voit confier le portefeuille « inspection des Services de l’Etat et des collectivités locales».

Un pouvoir de contrôle sur l’administration, voire sur l’effort de numérisation.

Bémol; l’accent ne semble pas suffisamment mis sur les réformes: Finances,administration,secteur public.

K.R

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