L’allocation touristique de 2025: Attente et spéculation autour de son montant

Quel sera le montant de la nouvelle allocation touristique attendue par les algériens ?

Sur quelle base le gouvernement, notamment le ministère des finances et la banque d’Algérie vont ils asseoir leurs paramètres d’appréciation pour en fixer le montant ?

Pour l’heure, aucun élément ne permet de spéculer sur le niveau de cette augmentation.

En réalité, ces deux institutions se devront de fournir une réponse qui soit aussi bien à la hauteur des instructions données par le président de la république qui a souligné que la revalorisation sera « très significative » et d’un autre côté, il sera question de satisfaire l’espoir suscité auprès des algériens.

Un équilibre qui va faire jouer beaucoup de paramètres. Faut il raisonner par individu ou par ménage ?

Trouver la bonne moyenne du montant à adopter en tenant compte des statistiques sur le nombre de voyageurs algériens chaque année, leur destination, la durée de leur séjour et surtout leurs revenus.

Bien entendu, il est également question de tenir compte des capacités du pays en terme de disponibilités assurées des réserves de change.

Les économies de devises réalisées à travers la rationalisation des importations de certains produits superflus, pourraient ici se révéler comme utiles pour la communauté en ce sens où elle profiteraient au moins à ces candidats au change touristique.

À un moment donné et à la faveur d’un bref échange avec une source activant dans le circuit officiel des finances, il nous a été révélé que l’allocation touristique pourrait être indexée sur le salaire.

C’était une des propositions dont on ne connait pas la suite. Entre temps, possible qu’elle ait été rejetée. En tous cas, elle suggérait l’indexation de l’allocation touristique sur le salaire ou revenu réellement déclaré ( CNAS ou CASNOS ) selon le cas.

Celle ci ne serait « socialement » juste et équitable que si elle prévoit un seuil maximal de salaire. C’est à dire une limite.

Sinon les mieux payés seraient les mieux servis .

D’un autre côté, cette option a d’autres bénéfices. Aussi bien pour le citoyen que pour l’Etat.

Examinons le cas des pays voisins où l’allocation est 20 fois supérieure à la nôtre. Mais il y a 100 fois moins de citoyens qui peuvent accéder à ce change dans ces pays. La barre étant trop élevée pour certaines catégories défavorisées ( la majorité).

Une allocation à 2000 euros n’est pas accessible au plus grand nombre. Elle restera presque du domaine réservé aux plus nantis.

Si elle est indexée sur le salaire et revenu déclarés, l’avantage pour l’économie du pays va inciter ceux qui activent et travaillent au noir à aller s’inscrire aux organismes sociaux. Ainsi une masse importante de travailleurs du circuit informel sera absorbée au profit du trésor public et des caisses sociales.

L’autre option pourrait porter sur l’examen d’un séjour moyen d’une dizaine de jours pour une famille ou une personne seule,  dans un pays de la zone A ( Europe, Etats Unis) et un pays de la zone B ( Maghreb, Asie , Afrique ). Une moyenne de dépense quotidienne pourrait servir entre autres à la base de calcul pour fixer le montant de l’allocation.

Dans les pays de la zone A, la moyenne de dépense quotidienne pourrait être déterminée à hauteur de 100 euros par jour et dans la catégorie pays B elle est de 80 euros par jour. Il restera à fixer la durée moyenne du séjour qui pourrait osciller entre 8 à 15 jours.

Des barèmes existent d’ailleurs au niveau de la banque d’Algérie qui fixe le droit de change aux responsables appelés à des missions à l’étranger.

Si l’on retient L’expression de revalorisation « très significative » relevée dans le communiqué du conseil des ministres, il y a lieu de noter la volonté politique de permettre aux Algériens de profiter de l’aisance financière dégagée par la rigueur dans la gestion des importations. Celles ci coûtaient 62 milliards de dollars au pays. Alors que les vrais besoins ne dépassent pas les 44 milliards de dollars.

C’est cette économie de devises, qui constitue l’une des  plus grandes réalisations de la politique économique du président Tebboune lequel a pris la décision de renforcer le droit de change touristique au profit des algériens. Un indice qui va compter comme témoin de développement du cadre de vie.

Attendons 2025…

A.A

 

 

 

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