Ce que révèlent les nombreux messages de félicitations adressés à Tebboune…

Abdelmadjid Tebboune a fait le plein… mondial à la faveur de sa réélection pour un second mandat.
Les félicitations émanant de chefs d’Etats et de souverains notamment ceux de pays pratiquement «improbables» dans ce genre de circonstances montrent à l’évidence le nouveau rôle gagné par l’Algérie sur la scène internationale.
Quel sens donner à ces nombreux messages et doit on les réduire à de simples formalités dictées par les bonnes règles diplomatiques ? Faut-il y voir un signe de valeur , une sorte de caution que gagne l’Algérie à l’échelle internationale ?
C’est dans ce contexte international justement soumis à rudes turbulences où la redistribution des cartes se fait presque dans la douleur , imposant à chaque pays de faire montre de prouesses diplomatiques pour gagner une place sur l’échiquier, que l’enjeu des élections présidentielles algériennes a trouvé toute sa dimension.
Au lendemain de l’annonce des résultats, les félicitations émanant des plus puissants de ce monde adressées à Tebboune témoignent de ce nouveau rang que l’Algérie vient de conquérir, alors que s’engageaient des bras de fer entre des puissances difficiles à concilier et au milieu desquelles, l’ équidistance à observer relève d’un exercice diplomatique délicat à assurer.
Des pays tels la France avec laquelle une lourde brouille pèse sur ses relations avec l’Algérie ou encore les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite n’ont pas manqué d’être au rendez-vous de ces messages adressés par leurs chefs d’États à Abdelmadjid Tebboune.
On observera surtout la teneur du message du chef des Emirats Arabes Unis lequel se veut ouvert sur de nouveaux horizons de coopération avec l’Algérie. Une occasion pour annoncer une fin de brouille, voire de tension.
S’en suivront les félicitations de Vladimir Poutine mettant ainsi fin à ce qui circulait comme lectures suggérant un certain froid avec l’Algérie.
La promptitude de ces chefs d’Etats à manifester leur intérêt à travailler avec l’Algérie qui annonce de nouveaux défis et qui se maintient dans sa détermination à lutter en faveur des causes justes souligne clairement la dimension du respect témoigné à l’international à ce qui s’entreprend désormais en Algérie.
Outre le secrétariat d’État américain aux affaires étrangères, c’est également le président Joe Biden qui a rejoint cette symphonie de félicitations. Le fait peut sembler anodin. Pour certains. Mais à ce niveau, la lecture politique s’impose pour rappeler l’importance d’un tel message dans ce contexte précis.
Une somme de réactions positives, quelques fois inattendues , offrent suffisamment d’indices pour mesurer le poids politique de l’Algérie, devenue incontournable dans le bassin méditerranéen et acteur majeur dans toute la région.
Un des rares pays qui ose encore défier le vent de la normalisation qui a entraîné tant de pays arabes dans cette vague aux conséquences désormais connues sur le terrain, confortant le sentiment d’impunité dont bénéficie l’agresseur et s’associant sous une certaine forme au génocide commis à Gaza.
Sans la normalisation soutenue par ces pays arabes, l’entité sioniste n’aurait pu se permettre de franchir de telles lignes dans le crime.
C’est de tout cela que l’Algérie se détache. Et contre tout ce désordre elle s’est levée avec force au sein du conseil de sécurité pour dénoncer ces crimes et secouer les consciences.
Une attitude de principe qui a forcé le respect de ces mêmes puissances qui font tourner le monde.
Aujourd’hui, il est important de noter dans cette liste , des noms de pays tels l’Inde, acteur majeur en Asie et membre fondateur des BRICS.
Derrière le message adressé à Tebboune par le premier responsable indien , il y a cette dimension de respect et de reconnaissance pour une Algérie qui se redéploie et qui compte désormais une place en or dans le portefeuille de la banque des BRICS.
La nouvelle carte des pays amis, alliés ou ennemis est désormais établie. À la faveur de ces élections qui auront permis tant de lectures.
R.A




