Le retour à l’exportation du sucre, de l’huile et des pâtes : Une filière qui pourrait rapporter gros au pays

Désormais le sucre, les huiles de table ainsi que les pâtes alimentaires sont autorisées à l’exportation.
Ces produits qui étaient inscrits au chapitre des restrictions à l’export depuis pratiquement 4 années sont considérés à fort potentiel en matière de recettes en devises pour le pays et constituent de ce fait une filière essentielle sur ce segment.
D’autant que l’expérience a montré que ces biens alimentaires avaient réussi à trouver de bons échos sur le marché international notamment en Afrique et en Asie.
L’annonce de la levée du gel sur ces exportations a été faite par le président Tebboune à l’occasion de la cérémonie de remise des prix aux meilleurs exportateurs hors hydrocarbures organisée jeudi dernier à Alger.
Évoquant la naissance d’une nouvelle carte du commerce extérieur du pays qui puise ses fondements sur des considérations stratégiques, Tebboune a également fait part de certaines mesures décidées à l’effet d’encourager les exportations hors hydrocarbures.
Il citera l’entrée en application des avantages douaniers accordés aux exportateurs, et ce par le biais du régime d’admission temporaire. Cette formule consiste à permettre à un exportateur de s’approvisionner en intrants ou toute autre matière qu’il transformera dans le but de sa réexportation.
L’exemple pourrait s’appliquer notamment pour les raffineries de sucre ou les producteurs locaux d’huile alimentaire qui visent à se lancer dans l’exportation du produit fini après avoir terminé la phase de transformation des huiles importées à l’état brut.
Tebboune cite également la construction des bases logistiques dans les enceintes portuaires et ce dans le but d’offrir de meilleures capacités à moindre coût pour les candidats à l’exportation.
Pour revenir aux produits concernés, huiles et pâtes alimentaires ainsi que les sucres, il est utile de rappeler que leur exportation pourrait considérablement contribuer à faire gagner de bonnes recettes en devises au pays. Il pourrait s’agir de pas moins de 500 à 800 millions de dollars sur l’ensemble de ces produits.
Le sucre raffiné en Algérie a déjà conquis par le passé des pays comme la Tunisie, le Liban ou l’Irak entre autres. De même que certaines marques locales de pâtes alimentaires avaient inondé certains pays africains.
La nouvelle vision des pouvoirs publics donne la priorité à la satisfaction du marché domestique. Ce préalable ayant été totalement rempli, notamment avec l’enregistrement d’une production jugée suffisante pour répondre à la demande locale, il a été décidé de porter le regard sur l’international.
l’Algérie aspire à un objectif de 29 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures d’ici 2030.
Elle compte notamment sur la maturité des mégas projets lancés dans l’industrie minière, le fer de gara djebilet qui classe le pays au premiers rangs au niveau mondial, ensuite le phosphate , le plomb et zinc ainsi que les terres rares.
À ces projets , il faudra ajouter les investissements italiens dans les céréales et légumineuses ainsi que les pâtes alimentaires ou encore le méga projet qatari , toujours dans le sud du pays avec un total de 3 milliards de dollars dédiés à satisfaire la moitié de la demande du lait en poudre en Algérie.
Ce genre d’investissement permet surtout de contribuer à réduire la facture d’importation du pays et à soulager ainsi la balance commerciale.
En 2023 , pas moins de 7 milliards de dollars ont été enregistrés comme exportations hors hydrocarbures. Les matériaux de construction ont touché plus de 1,2 milliards de dollars.
A.A




