Arbitrage commercial : le recours abusif aux cabinets étrangers…

La formation spécialisée clé du sésame.
Sous le haut patronage du wali de Bouira et sur initiative de l’agence G COME Event, le CNLS Tikjda a abrité le week-end dernier durant trois jours, un séminaire national sur l’arbitrage commercial .
Sous le slogan «Réalités et perspectives» cet événement a vu une participation d’un panel d’experts, des avocats, des juristes des différentes administrations publiques,,des chefs d’entreprises publiques et privées ainsi que des représentants des autorités locales et des étudiants.
Plusieurs communications étaient au menu. Maitre SidHoum Ouafia, première bâtonniere Africaine et actuellement membre de l’union internationale des avocats a mis l’accent sur la formation «l’Etat algérien a formé des magistrats dans différentes spécialités. Pour les avocats, ils doivent mettre les moyens nécessaires pour améliorer leurs connaissances et ce en participant aux différentes formations à travers le monde» dira t elle.
Pour elle « l’algérien disposé des mêmes aptitudes que ses homologues étrangers en matière de compétences. Néanmoins, certains responsables ne lui font pas confiance et ont toujours recours aux avocats et experts étrangers ».
De l’autre côté « les entreprises ne forment pas leurs juristes ». Elle cita le cas de l’ENAD qui a eu recours à l’arbitrage commercial contre Henkel et ce en engageant un cabinet étranger alors qu’en réalité l’essentiel du travail a été accompli par Arouche Larbi, juriste de l’entreprise et avait gagné l’affaire.
Dans le même ordre d’idée maître Nasr Eddine Lezzar a souligné la réticence des entreprises algériennes à confier les affaires aux avocats algériens sous prétexte de manque d’expérience .
Il s’est avéré que les experts étrangers ne connaissent pas parfaitement les lois algériennes et la réalité sur le terrain telles l’inexistence des actes de propriété des terrains des entreprises publiques, ce qui a engendré la complexité dans le suivi des affaires .
Cheriguene Rabah expert comptable s’est penché sur la rédaction du contrat. Pour lui l’intégration des clauses claires et parfois spécifiques garantissent l’obtention de gain de cause en cas de conflit.
Il a appelé les entreprises publiques et privées à se mettre au diapason de l’arbitrage commercial international et ce par des formations existantes.
Abdellah Debbache




