Finances La Cour des Comptes «fouille» la BDL

Dans son dernier rapport, la Cour des Comptes note des montants faramineux de prêts que la Banque du développement local (BDL) ne pourra jamais récupérer.
Ainsi, «en 2021, le volume des créances non performantes ou créances classées a atteint 364, 29 Mrds de DA, représentant 33,5% de l’encours total brut des crédits à la clientèle. Le recouvrement d’une partie des créances impayées, pour un montant de 18,16 Mrds de DA, reste très modeste au regard notamment des impayés accumulés s’élevant à 248,42 Mrds de DA, mais aussi du montant des provisions pour pertes sur créances de 112,91 Mrds de DA, ce qui constitue une incidence négative pour la situation financière et les résultats d’exploitation de la banque ».
Pire, « les impayés des entreprises privées (y compris de promotion immobilière) représentent, à fin 2021, 44,55% du total des crédits de la banque, les encours de crédit correspondants constituent 61,73% du total des crédits de la banque », note la Cours des comptes qui conclut à l’absence de «stratégie claire en matière de recouvrement».
Dans sa réponse à l’Institution de contrôle, le directeur général de la banque estime que «cette catégorie de créances classées est principalement composée des clients qui ont bénéficié des crédits accordés dans le cadre des dispositifs aidés (ANADE, CNAC, ANGEM) avec un montant de 120,9 Milliards de DA, suivis par les PME Privées avec un montant de 112 Milliards de DA au 31 décembre 2021».
Cette banque est avec le CPA (Crédit populaire d’Algérie) les deux établissements bancaires que le gouvernement souhaite privatiser.
« Il faut les assainir d’abord », a suggéré récemment Karim Mahmoudi, président de la confédération générale des Finances.
Akli O.




