Coopération: Darmanin à Alger «sur demande de Macron»

Le ministre français de l’Intérieur, Gerald Darmanin, a effectué ce dimanche une courte visite à Alger « à la demande du président Emmanuel Macron ». Il a été reçu en audience par Abdelmadjid Tebboune.

Très peu d’informations ont filtré sur cette visite.

Mais selon l’AFP, qui a cité l’entourage de Mr Darmanin, le ministre français était venu à Alger pour évoquer notamment «la lutte contre la criminalité organisée », les «migrations» ou les « conséquences de la crise » au Proche-Orient.

« Dans la continuité de ses précédents déplacements à Alger », les sujets de «coopération opérationnelle » ont été abordés, a ajouté l’entourage de Gérald Darmanin, notamment la « lutte contre la criminalité organisée », les «migrations», la «mobilité» et la « sécurité civile ».

S’agissant de la situation à Gaza, le président français, Emmanuel Macron, a annoncé la tenue à Paris le 9 novembre prochain d’une conférence internationale qui sera consacrée à une aide humanitaire à la Palestine.

Il souhaiterait certainement la participation de l’Algérie. D’où l’envoi de son ministre de l’Intérieur.

Deux semaines auparavant, le président Abdelmadjid Tebboune avait reçu, en audience, l’ambassadeur de France, qui était venu également « sur demande du président Emmanuel Macron ».

Sur le plan bilatéral, les deux pays travaillent ensemble sur les questions de migration. A commencer par les expulsions de ressortissants algériens de plus en plus nombreux à s’établir de manière illégale en France.

Souvent, les OQTF (obligation de quitter le territoire français), ces documents établis par les autorités françaises avant de conduire un ressortissant étranger hors de leurs frontières, n’aboutissent pas s’agissant de l’Algérie.

Cela est lié à deux raisons importantes. La première est que ces personnes sont généralement « sans attache familiale en Algérie ». Cette catégorie de personnes figure parmi les Algériens candidats à l’expulsion pour des raisons de radicalisation ou de terrorisme. La deuxième raison est que beaucoup de migrants, notamment ceux qui sont arrivés depuis peu sur le territoire français, déchirent leurs documents d’identité. Il est donc difficile, voire impossible, de les identifier comme Algériens. Il s’agit particulièrement de ceux qui ont emprunté des voies migratoires clandestines, comme la mer Méditerranée ou encore le chemin qui les mène de la Turquie jusqu’à l’Europe occidentale.

Les données ne sont pas disponibles, mais les autorités françaises ont affirmé que les autorités algériennes «coopèrent» plus facilement ces derniers mois sur cette question.

Les deux pays travaillent également sur des questions de visas.
Ces discussions entrent également dans le cadre de la préparation de la visite d’Etat que devra effectuer le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en France et dont la date n’a pas encore été précisée.

En attendant, des commissions bilatérales travaillent sur plusieurs sujets, notamment économiques et ceux liés à la mémoire.

Akli O.

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