Palestine : Macron affirme qu’il n’est «pas du tout prévu» d’envoyer des militaires français à Gaza

La machine de guerre sioniste continuait de massacrer les civils palestiniens dans la bande de Ghaza en menant de nouvelles frappes contre l’enclave palestinienne, en état de siège.
Selon les autorités palestiniennes, le bilan des bombardements sionistes contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée s’est alourdi, ce mercredi, à 6504 martyrs et 1900 blessés.
Les forces d’occupation s’en prennent en effet, et sans retenue aucune aux civils et bombardent aveuglément des structures sanitaires, écoles et des maisons, alors que les agences humanitaires de l’ONU plaident pour des livraisons de carburant et d’articles de secours qui manquent désespérément pour éviter que la situation déjà désastreuse à Ghaza ne s’aggrave davantage à cause des agressions sionistes, avertissant contre l’augmentation des décès parmi les malades.
«Les médecins pratiquent des opérations chirurgicales sans anesthésie ni autres fournitures chirurgicales de base», a indiqué l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans une mise à jour, notant que le carburant est devenu la «denrée la plus vitale» à Ghaza.
Sans carburant, «les camions ne peuvent pas circuler et les générateurs ne peuvent pas produire d’électricité pour les hôpitaux, les boulangeries et les usines de désalinisation de l’eau», a déclaré Tamara Alrifai, porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
A ce jour, les convois d’aide humanitaire qui ont été autorisés à entrer dans l’enclave palestinienne depuis Rafah (Egypte) ne contenaient pas de carburant.
Absence d’une «véritable» pression internationale sur l’entité sioniste
Sur le plan diplomatique, le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a appelé à une «véritable» pression internationale sur l’entité sioniste pour qu’elle mette fin à son agression continue contre le peuple palestinien et permettre l’entrée sans entraves de l’aide humanitaire.
Le ministère a fait observer que le bombardement par les forces d’occupation sionistes, dimanche à l’aube, du camp de Jénine, est une dangereuse escalade et une tentative de généraliser ce qui se passe actuellement dans la bande de Ghaza à d’autres zones de Cisjordanie occupée.
Tenant l’entité sioniste entièrement et directement responsable des résultats de telles destructions, la diplomatie palestinienne a également mis la communauté internationale devant ses responsabilités, vu «son incapacité à prendre des mesures jusqu’à présent pour mettre fin aux massacres et destructions contre Ghaza et sa population».
De son côté, le Premier ministre palestinien, Muhammad Shtayyeh, a appelé les Etats qui continuent à soutenir l’entité sioniste à s’interdire une telle démarche, affirmant que «cette position n’est autre qu’un encouragement à poursuivre l’agression sanglante contre les civils palestiniens et la destruction de leurs biens».
Pas de militaires français à Ghaza.
Le président français Emmanuel Macron en déplacement dans la région, a assuré qu’il «n’est pas du tout prévu d’envoyer dans la bande de Gaza quelque militaire français que ce soit», alors que l’armée israélienne dit préparer une offensive terrestre dans l’enclave palestinienne.
Le président français a également estimé qu’une opération terrestre «massive» d’Israël dans la bande de Gaza serait «une erreur» car elle mettrait «en danger la vie des populations civiles» sans «protéger dans la durée Israël».
«Cela n’est pas de nature à protéger dans la durée « Israël » et parce que ça n’est pas compatible avec le respect des populations civiles, du droit international humanitaire et même des règles de la guerre», a encore affirmé Emmanuel Macron.
R.I




