Au regard de la loi: Ces métiers sont interdits de grève

Plus de six mois après l’adoption, par le parlement, des deux lois portant sur l’exercice du droit syndical et de droit de grève, le gouvernement a publié dans le dernier numéro du journal officiel les décrets d’application.
Ainsi, le gouvernement a énuméré les métiers pour lesquels la grève est interdite.
Cette interdiction touche les magistrats, les fonctionnaires nommés par décret ou en poste à l’étranger, les personnels des services de sécurité, les agents de sécurité interne en mission de protection des sites et établissements, les personnels des services de la protection civile ; les agents des services d’exploitation du réseau des transmissions nationales des ministères chargés de l’intérieur et des affaires étrangères.
Sont concernés également les agents actifs des douanes, les corps de l’administration pénitentiaire, les imams des mosquées, les contrôleurs de la navigation aérienne et maritime, les personnels des établissements comprenant des installations sensibles et stratégiques, les agents appartenant aux corps spécifiques de l’administration des forêts.
Les directeurs d’établissements publics de l’éducation nationale et le personnel d’inspection dans les secteurs de l’éducation, de la formation et de l’enseignement professionnels, sont également interdits de faire grève.
En plus des métiers dont les praticiens ne peuvent pas observer de grève, le texte définit les professions dont le service minimum « d’au moins 30% » doit être observé.
C’est le cas de la majorité des fonctions relevant de l’Etat, à l’image de la santé, des impôts, de l’accompagnement des personnes âgées, des services de la levée des ordures ménagères, de la poste, des organismes de sécurité sociale et d’autres encore.
« Un service minimum obligatoire doit être assuré en cas de déclenchement d’une grève dans les domaines d’activités dont l’interruption, partielle ou totale, pourrait compromettre la continuité des activités des services publics essentielles ou affecter les activités économiques vitales, en particulier l’approvisionnement des citoyens en produits alimentaires, sanitaires et énergétiques sur l’ensemble du territoire national, ou préserver les installations et les biens existants », note la loi.
Akli O.




