Hymne national, La Russie et l’affolement français…

Polémique dans l’orchestre politique français . L’hymne national algérien ne serait pas du goût de cette nouvelle France qui s’accroche à ses vieux réflexes de paternalisme.
« J’ai été surpris de voir la ministre des AE française qui donne son avis sur l’hymne national algérien.. » déclare Ahmed Attaf depuis l’Italie où il est en visite de travail.
Sur un ton d’ironie , il poursuit «probablement qu’elle pourrait aller jusqu’à critiquer la musique de notre hymne, son rythme, qui ne serait pas à son goût.. »
Faut savoir que cette polémique entretenue politiquement en France vient de la décision prise par le président Tebboune d’élargir l’usage de l’hymne national , selon les occasions et niveaux de cérémonies, tout en redonnant vie à un couplet du chant où la France est nommément citée.
Dans certaines occasions , l’hymne national n’était pas toujours exécuté dans son intégralité. Beaucoup d’observateurs avaient relevé ce qui était considéré comme une forme de mise en veilleuse de ce couplet qui cite la France coloniale , lui rappelant que » l’heure de rendre des comptes a sonné…».
Le tambour de kassaman se fera sentir en France, secouant les vieux esprits d’une certaine classe politique si prompte à trouver matière dans tout ce qui pourrait provenir d’Alger. Les médias s’en mêleront et des tables rondes y sont même consacrées. L’hymne national algérien qui tient racine et essence de la lutte de libération devient sujet ,voire préoccupation politique de premier ordre.
Catherine Colonna se laissera entraîner dans un entretien à un média français. Elle exprimera son point de vue sur l’hymne du pays qui s’est libéré il y a plus de 60 ans. Le rétablissement du couplet où la France est citée relève d’une décision « à contre temps» dit-elle.
Le timing de la sortie française coïncide également avec les manœuvres sur fond de tapage médiatique entreprises par les politiques français qui ressortent le dossier des accords de 1968 entre les deux pays. Des accords censés faciliter les flux migratoires. La France officielle affiche son intention de dénoncer cet accord.
Toujours en matière de timing , il convient de signaler la visite du président de la république Abdelmadjid Tebboune en Russie où il y a effectué un séjour plein de 3 jours . Reçu sur tapis rouge avec les honneurs et cérémonie particulière que lui a réservés le président Poutine, Abdelmadjid Tebboune a fait la une en France où toutes les analyses se sont laissées perdre en Lectures.
Tebboune était donné comme d’abord partant en visite officielle à Paris. Son choix pour la Russie a remis de l’ordre dans les priorités du pays. Et du désordre chez certains médias.
En attendant , Kassaman retentit encore, fidèle à son âme qui traverse tant de turbulences…
R.A




