La Commission de résistance au mur et à la colonisation a précisé, samedi, que ces avis avaient entraîné l’interruption de travaux et placé des biens sous la menace d’une démolition, perturbant la vie des familles et limitant la capacité des communautés à construire des logements, à développer les services et à préserver leurs moyens de subsistance.
Le rapport recense 9.174 avis entre 2015 et 2025, auxquels s’ajoutent 344 autres émis au cours des neuf premiers mois de 2026.
La commission a toutefois souligné que ces chiffres ne couvraient pas nécessairement l’ensemble des avis émis par l’entité sioniste. Ce bilan repose sur les cas documentés par ses services et des organisations juridiques partenaires, notamment le Centre d’El Qods pour l’aide juridique et les droits humains.
El Khalil concentre le plus grand nombre d’avis, avec 2.697, suivie de Beit Lehm avec 1.310, de Ramallah et Al-Bireh avec 1.118, puis d’El Qods avec 929.
Le nombre annuel d’avis a atteint un pic de 1.333 en 2023, contre 701 en 2015.
Par ailleurs, selon les données du Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), près de 12.000 structures ont été démolies durant la même période, dont 1.698 financées par des donateurs.
Ces démolitions ont déplacé plus de 18.000 Palestiniens et touché environ 843.000 personnes, selon l’OCHA.