Spéculations sur les véhicules neufs : Les solutions de l’APOCE…

«Il nous faut des solutions radicales pour arriver à bout d’une crise aigue » dira d’emblée Mustapha Zebdi, porte parole de l’Association de la Protection du Consommateur et son Environnement (APOCE) pointant un doigt accusateur en direction des spéculateurs dans le domaine automobile qui provoquent une crise inédite dont la seule victime qui en subit les conséquences n’est autre que le consommateur à qui l’on propose des voitures avec des prix qui dépassent tout entendement.

Lors de la conférence de presse tenue ce jour au siege de l’APOCE, Zebdi n’est pas passé par quatre chemins pour dénoncer certaines pratiques illicites qui se poursuivent et ce en dépit de toutes les dispositions prises par les pouvoirs publics pour mettre fin à la spéculation à l’image de la mesure exceptionnelle prise par le ministère de la justice qui a invité les notaires à suspendre temporairement la rédaction de procuration relatives aux nouveaux véhicules.

En ce sens, Zebdi préconise d’autres solutions qui viennent compléter la batterie de mesures mises sur pied pour mieux réguler le marché de l’automobile notamment pour ce qui est du véhicule neuf.

Il avance à ce propos : « le nouvel acquéreur n’aura pas le droit de céder son véhicule qu’après avoir dépassé le cap de dix huit mois » et d’ajouter : « en cas de forces majeures, le propriétaire du véhicule peut le revendre au représentant de la marque auprès duquel il a acheté son véhicule ».

Dans le cas où les deux parties ne s’entendent pas sur le prix que proposera le repreneur, en l’occurrence le vendeur initial, l’APOCE propose ses services pour estimer la valeur réelle du véhicule et trouver un compromis.

De cette manière l’acquéreur suivant disposera, par ailleurs, d’un véhicule qui ne sera pas dépourvu de garantie sachant que cette dernière représente, selon Yacine Yahyaoui l’expert de l’APOCE dans le domaine de l’automobile et de l’assurance présent lors de la rencontre, «20% de la valeur de la voiture ».

Zebdi, quant à lui, reste convaincu en tout état de cause : « la meilleure solution pour mettre un terme de manière définitive à ce problème qui n’a que trop duré, les pouvoirs publics devraient avancer plus rapidement sur le dossier de l’automobile et permettre à d’autres marques de faire leur apparition sur le marché » et de conclure : la rareté est la cause directe de cet imbroglio au point d’arriver à un déficit qui dépasse les 1 million de voitures et la marque Fiat à elle seule n’est pas en mesure de répondre à la demande… »

Nabila Saidoun

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer