Règlement à l’amiable des dossiers de surfacturation : Tebboune explique la démarche.

La nouveauté révélée par Tebboune en matière de traçabilité commerciale :

« S’agissant des opérateurs contre lesquels des soupçons de surfacturation s’avèrent prouvés , ils seront appelés à procéder au remboursement légal des sommes indûment transférées…» déclare le chef de l’État qui fait savoir que durant la période entre 2009 et 2019, un travail d’évaluation confirmé par une banque européenne a fait ressortir un niveau de surfacturation de 30% sur le total des Importations du pays.

Il relève également que ce fléau à l’import a été sensiblement réduit. Pour preuve , dira le président Tebboune, de 2019 à ce jour , le total de la surfacturation épinglé à la faveur de l’entrée en application des mesures de prévention et de contrôle est de l’ordre de 400 millions de dollars. Un chiffre insignifiant au regard de l’étendue de l’hémorragie qui avait cours auparavant.

Abdelmadjid Tebboune indique que la moralisation de l’acte économique se poursuivra car il s’agit de renforcer les capacités de développement de l’économie du pays que l’on considère comme une ligne rouge où il n’est pas permis de frauder.

Il parlera du rôle du nouvel instrument institué sous son initiative , le haut conseil de régulation des importations dont il dit qu’il devra veiller aux équilibres financiers et économiques du pays avec comme objectif la protection du produit national contre la concurrence importée.

Ce conseil regroupe en son sein plusieurs ministres y compris celui de la défense nationale ainsi que le DG des douanes, le patron de la banque d’Algérie et permet ainsi de rendre collective toute prise de décision motivée par les nécessités du marché, en veillant à protéger la production locale tout en continuant à approvisionner opportunément le pays.

Il s’agit de ne plus permettre la prise de décision « individuelle » qui pourrait s’avérer inopportune, explique Tebboune.

R.A

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