Quand un ministre ose la communication…

Plus qu’une conférence de presse, l’initiative du ministre des Finances Laaziz Faid qui a invité ce samedi les journalistes au libre jeu des questions-réponses mérite d’être soulignée.

Un gage de transparence et une ouverture utile qui auront permis aux professionnels des médias de Poser, sans restriction aucune une foule de questions, allant parfois même jusqu’à engager un libre débat avec le premier argentier du pays.

Ce dernier a fait montre d’une disponibilité remarquable pour aborder le sujet des finances et de l’économie du pays , rendre compte de sa récente mission qui l’a mené à la rencontre des responsables du FMI, de la Banque Mondiale ainsi que d’autres institutions de premier rang tels la Banque des Brics ou le Fonds Monétaire Arabe.

Le souci d’informer a pour une fois prévalu et aura permis de jauger le potentiel économique du pays, ses perspectives ainsi que l’état des lieux des indicateurs financiers de l’Algérie qui aspire à occuper les premiers rangs sur le continent.

Laaziz Faid a de ce fait décliné par les chiffres et l’analyse un tableau de bord qui dément les prévisions de certains pourfendeurs « professionnels » portés sur le négatif et la dénonciation de tout ce qui s’entreprend en Algérie.

Le ministre a développé ses arguments, brandi ses chiffres et a surtout mis en avant le satisfecit et les prévisions positives émanant du FMI et de la Banque Mondiale, deux institutions qui n’ont guère pour habitude d’agréer les données ou lectures fantaisistes.

Le démarrage de l’économie du pays , même si l’odeur des hydrocarbures est encore présente, suscite bel et bien l’espoir d’une dynamique réelle qui semble trouver enfin son chemin.

De telles rencontres directes avec la presse, sans tabous et sans complexes sont à encourager.

Elles constituent d’ailleurs un complément d’éclairage et d’arguments au lendemain de la sortie du président Tebboune devant les journalistes où il avait fait les grandes annonces quant aux objectifs attendus de faire passer l’Algérie du statut de pays en voie de développement à celui de pays émergent.

Le président avait lancé le challenge d’un PIB à 400 milliards de dollars d’ici fin 2026 et d’une réévaluation sensible du dinar.

Le ministre des Finances a de ce fait pris le relais pour rebondir et appuyer dans le détail, ces objectifs. Bien entendu en fournissant tous les éléments objectifs susceptibles d’être économiquement acceptables pour justifier ces chiffres aux couleurs de l’espoir.

Dans cet exercice, le ministre a convaincu.

A.A

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