Plainte contre les crimes sionistes à Ghaza : Un véritable test pour la CPI

Une plainte collective initiée par la société civile et appuyée par un collectif d’avocats, dont des Algériens, contre l’entité sioniste pour génocide et autres crimes contre le peuple palestinien à Ghaza et en Cisjordanie occupée, a été déposée, début novembre dernier, devant la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.

Il s’agit d’un « véritable test pour la crédibilité et l’autorité de la Cour pénale internationale », a indiqué ce jeudi, le représentant permanent de l’Etat de Palestine auprès des Nations unies, Riyad Mansour.

Dans un discours devant la vingt-deuxième session de l’assemblée des Etats parties au Statut de Rome de la CPI, dont les travaux se poursuivent jusqu’au 14 décembre au siège des Nations unies à New York, Mansour a souligné que «les crimes et atrocités que les forces d’occupation commettent quotidiennement contre les enfants, les femmes et les hommes palestiniens dans la bande de Ghaza depuis deux mois, correspondent aux crimes figurant dans le Statut de Rome, sur la base duquel la CPI a été créée».

Il a expliqué, dans le même contexte, que «2,3 millions de Palestiniens dans la bande de Ghaza luttent quotidiennement au cours de ces deux derniers mois, essayant de survivre, à la lumière du siège et des bombardements de l’aviation de guerre (sioniste), et de l’absence de tout endroit sûr, faisant plus de 16 000 martyrs, dont 7 000 enfants».

Le diplomate palestinien a ajouté que l’entité sioniste «a pratiquement détruit tous les aspects de la vie dans la bande de Ghaza, et continue de bombarder les quartiers palestiniens, les hôpitaux, les abris des Nations unies, les mosquées et les églises».

Faisant observer que la CPI a été mise en place pour condamner justement de telles violations, Riyad Mansour a déploré l’absence de réaction de la part de la CPI quant aux crimes de l’entité sioniste.

Mandaté par la société civile et un collectif d’avocats de plusieurs pays pour déposer une plainte collective contre l’entité sioniste devant la Cour pénale internationale (CPI) l’avocat français, Gilles Devers, avait assuré précédemment que cette plainte « a toutes les chances d’aboutir ».

Plus explicite, Me Gilles Devers avait fait remarquer que « la reconnaissance par la CPI de la Palestine en tant qu’Etat en février 2021 et de sa souveraineté sur Ghaza, la Cisjordanie occupée et El-Qods-Est sont de grands atouts ».

Pour le juriste, la CPI n’a pas beaucoup de choix devant elle, « car en cas d’échec de cette plainte, la Cour va se décrédibiliser auprès de la communauté internationale et n’aura plus d’avenir » appelant en outre, la société civile et les défenseurs des droits de l’Homme à transmettre davantage de preuves à la CPI quant aux crimes des sionistes en Palestine.

Sur le terrain, le ministère palestinien de la Santé a annoncé, ce jeudi, que le nombre de martyrs depuis le début de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée, s’est élevé à 16.456 et celui des blessés à 42.250. Un génocide.

R.A

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