Pharmaciens d’officines : le Snapo suspend sa grève annoncée pour le 28 février

La grève des pharmaciens d’officines annoncée pour le 28 février prochain, a été suspendue. Le Syndicat national des pharmaciens d’officines (Snapo), a été reçu dimanche au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, où il a eu des « garanties » que la loi n’allait pas être modifiée sans qu’il soit associé.

« À la suite d’un débat sur les conditions d’exercice de la profession, en particulier les modalités d’installation, d’ouverture, de délocalisation et de fermeture des pharmacies, des garanties nous ont été données qu’il n’existe aucun avant-projet de loi touchant aux principes de la profession », écrit le Snapo dans un communiqué.

Les membres du bureau national de ce syndicat ont été reçus par la Directrice générale de la Pharmacie au ministère de la Santé. Et c’est suite à ces ‘’garanties’’ que le Snapo a fini par décider « de suspendre la grève prévue le 28 février 2022 ».

Cette grève, rappelons-le, avait été annoncée en réponse aux propos du ministre de la Santé, le Pr Abderrahmane Benbouzid, sur des amendements qui toucheraient à la loi régissant la profession et qui permettraient de faciliter l’ouverture de pharmacies, aux nouveaux diplômés. « Seule la concurrence doit primer », avait lancé à l’APN Benbouzid, dénonçant « certaines résistances ».

Des déclarations vite prises en compte par le Snapo qui s’était senti visé, annonçant sa grève. Pour le syndicat, « l’exercice d’une profession de santé ne doit pas être soumis à des considérations de libre concurrence se basant sur des critères commerciaux ou lucratifs qui risquent de mettre en péril la sécurité sanitaire et la subsistance de la profession ».

Quoi qu’il en soit, la rencontre de dimanche au siège du ministère a permis aux deux parties de se mettre d’accord sur « la relance du groupe de travail mixte » composé de représentants du ministère de tutelle, du Conseil de déontologie et du Snapo, afin de « finaliser les textes réglementaires régissant l’activité de pharmacien privé et d’aide-pharmacien ». Mais, aussi « la révision de la loi portant conditions d’ouverture, d’installation et de fermeture des pharmacies », le tout dans « un cadre de consensus et de concertation ».

Aziz T.

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