Ouverture de bureaux d’une chaîne d’information sioniste au Maroc: Colère et indignation…

 

RABAT- L’Observatoire marocain contre la normalisation a dénoncé l’ouverture à Rabat et Casablanca de bureaux d’une chaîne d’information sioniste.

Cette dernière avait annoncé, lundi, l’ouverture au Maroc de ses deux bureaux, devenant la première chaîne d’information sioniste opérant depuis le royaume.

Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Aziz Henaoui, l’Observatoire marocain a condamné le lieu choisi pour accueillir la cérémonie d’inauguration, déplorant « un crime de profanation du (site archéologique) du Chellah », à Rabat.

« La cérémonie, à travers son ampleur, la nature de ses participants et les messages qu’elle a véhiculés, a fait apparaître beaucoup d’éléments et d’indices de l’agenda sioniste global pour le pays », peut-on lire dans le communiqué.

« Mais ce qui attise les sentiments de grande colère dans le cœur et l’âme de chaque Marocaine et Marocain, c’est le fait que l’affaire est allée au-delà de la normalisation politique et médiatique officielle, pour insulter l’honneur, la fierté, l’histoire et la mémoire du peuple marocain à travers la sélection systématique et intentionnelle du lieu de la cérémonie », ajoute la même source.

Selon l’Observatoire marocain, le choix du site de la Casbah du Chellah à Rabat pour cette cérémonie par les « architectes du sionisme » n’est pas fortuit et avait pour but de « profaner » le site archéologique à cause de son lien historique avec la Palestine.

« Les architectes de la cérémonie d’inauguration de la chaîne sioniste ne se sont pas contentés d’annoncer l’ouverture de leurs bureaux. Ils ont également fait en sorte, avec l’aide et la complicité des responsables des secteurs concernés (le ministère de l’Intérieur et le ministère de la Culture et de la Communication) et du conseiller du palais royal, que cet évènement envoie beaucoup de messages », précise le texte.

Le communiqué rappelle aussi que la date coïncide avec « le mois de l’occupation d’Al Qods » en 1967 et la démolition de Harat al-Maghariba, alors que « le sang de la martyre Shereen Abu Aqleh n’a pas encore séché et la scène de ses funérailles visées (par l’occupant sioniste) date encore de deux semaines ».

« Ce crime (de profanation du site du Chellah) s’ajoute à une série de faits qui se sont succédé de façon hystérique au Maroc », ajoute l’observatoire, tout en se demandant si les Marocains accepteront « ce message du sionisme ».

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