Longtemps mise à l’écart du marché algérien : l’Italie veut un partenariat stratégique…

Cet état de fait qui a longtemps tenu à l’écart les entreprises italiennes qui affichaient des ambitions pour le marché algérien ne pouvait être diplomatiquement dénoncé à cette époque où le régime était totalement conquis par l’influence française.
Beaucoup d’opérateurs italiens avaient fait pourtant part des déboires qu’ils rencontraient durant leurs tentatives de participer à des marchés en Algérie. Sans écho.
Pour rappel , l’Italie était un des rares pays à avoir pris le risque de cautionner l’économie algérienne quand celle ci était aux prises avec un endettement extérieur difficile à supporter, dans les débuts des années 90. À cette époque , l’Algérie était classée pays à haut risque , consécutivement au niveau de l’endettement et des tensions politiques internes dûes à la montée du terrorisme.
Il était pratiquement impossible de trouver un partenaire étranger capable de couvrir les importations et autres besoins du pays .
Les banques italiennes ainsi que l’organe d’assurance crédit italien , la SACE avaient pourtant accepté non seulement d’assurer les opérations initiées par l’Algérie mais en sus ils y ont engagé leurs signature en faveur du pays .
Il est vrai que l’influence française entretenue par le système ayant sévi sous Bouteflika a fini par réduire presque à néant le partenaire italien.
 Aujourd’hui la tendance semble s’inverser notamment avec la volonté des pouvoirs publics de casser la domination française . l’Algérie ayant opté pour la diversification de ses relations d’affaires en plaçant l’Italie comme partenaire pouvant apporter cette valeur ajoutée dans plusieurs secteurs , notamment dans l’industrie de transformation .
Cela étant depuis l’arrivée en Algérie du nouvel ambassadeur d’Italie, ce professionnel de la communication qui  totalise un bon parcours dans la diplomatie et qui connait le monde des médias , les choses semblent bouger.
L’italie revient doucement mais sûrement.

« Les liens entre l’Algérie et l’Italie sont très profonds, comme en témoigne la visite du président Italien, Sergio Mattarella effectuée en Algérie, en novembre dernier, et qui a été un grand succès et a eu une grande visibilité », a ajouté le représentant de la diplomatie italienne, rappelant que « l’Algérie est le premier partenaire commercial de l’Italie en Afrique ».

L’Algérie est aussi « un partenaire de confiance sur les grands thèmes. Je pense à la lutte contre l’immigration clandestine et à la bonne collaboration qui existe sur la Libye », note encore l’ambassadeur italien.

Evoquant la coopération dans le domaine de la transition écologique, M. Pugliese a mis en exergue l’importance réserves de gaz algériennes soulignant le rôle fondamental de ce type d »énergie propre dans la réussite de cette transition.

« Il existe une collaboration parallèle, à la fois bilatérale et avec l’UE, dans le développement des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire, ainsi que l’hydrogène et les bio-raffineries », a-t-il déclaré.

« Il y a beaucoup d’optimisme et la collaboration est excellente », poursuit-il.

L’ambassadeur s’est aussi exprimé sur la lutte contre la Covid-19, en rappelant que le premier geste de solidarité envers son pays au début de la pandémie est venu de l’Algérie avec la mise à disposition de matériels et d’équipements.

Il a qualifié cette action de solidarité de la part de l’Algérie envers son pays de « geste du coeur ».

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