L’initiative appuyée de l’Algérie: le conseil de sécurité de l’ONU exige un cessez-le-feu immédiat à Gaza

A l’initiative de l’Algérie, appuyée par les autres membres élus, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, lundi, par un total de quatorze voix pour, une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat à Ghaza pendant le mois de Ramadhan.

Cela fait suite à la proposition, par les membres élus du Conseil (Groupe des Dix), d’un nouveau projet de résolution après l’échec de la proposition américaine, vendredi dernier.

L’Algérie a mené d’intenses négociations ces deux derniers jours, au cours desquels elle a rédigé une proposition succincte traitant des éléments les plus complexes, y compris un cessez-le-feu immédiat conduisant à un cessez-le-feu permanent, la libération de tous les détenus et la garantie de l’acheminement de l’aide humanitaire et des besoins médicaux.

La résolution insiste sur la nécessité urgente d’étendre l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils et de renforcer leur protection dans l’ensemble de la bande de Ghaza, et exige à nouveau la levée de toutes entraves à la fourniture d’une aide humanitaire à grande échelle, conformément au droit international humanitaire.

Le projet de résolution adopté constitue un précédent dans l’action du Conseil de sécurité, illustrant l’habileté de la diplomatie algérienne et sa maîtrise des rouages du travail dans l’enceinte des Nations Unies. En effet, c’est la première fois que tous les membres élus présentent un projet au Conseil sur la question palestinienne.

Dans une allocution prononcée après le vote sur la résolution, le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, l’ambassadeur Amar Bendjama, a exprimé ses remerciements à tous les membres du Conseil de sécurité pour leur flexibilité et leur travail constructif lors des négociations.

Il a en outre rappelé qu’après le vote sur son projet de résolution en février dernier, l’Algérie s’était engagée à saisir à nouveau le Conseil de sécurité et à ne ménager aucun effort pour que ce dernier assume ses responsabilités, et la voici de retour aujourd’hui, accompagnée de « tous les pays élus, portant un message clair au peuple palestinien: la communauté internationale, dans toutes ses composantes, ressent vos souffrances et ne vous a pas abandonné ».

Le représentant permanent de l’Algérie a affirmé que l’adoption de la résolution d’aujourd’hui « n’est que le début du chemin vers la réalisation des aspirations du peuple palestinien », ajoutant que « l’Algérie espère voir toutes les parties honorer cette résolution pour que cessent, séance tenante et sans conditions, l’effusion de sang et les souffrances ».

Et de souligner qu’il était du devoir du Conseil de sécurité de garantir l’application de ses résolutions.

L’ambassadeur Bendjama a, par ailleurs, assuré que l’Algérie, conformément aux directives du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, retournera à nouveau au Conseil de sécurité pour poursuivre ses efforts afin que l’Etat de Palestine accède à la place qui lui sied en tant que membre à part entière et souverain de l’ONU.

Ainsi, c’est la première fois depuis le début de l’agression barbare menée contre la bande de Ghaza, il y a plus de cinq mois, que le Conseil parvient à adopter une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat pour stopper le bain de sang à Ghaza, qui compte plus de 32.000 martyrs et plus de 74.000 blessés, des femmes et des enfants en majorité.

Le Conseil de sécurité n’avait pas adopté le projet de résolution proposé par l’Algérie le mois dernier suite au veto opposé par les Etats-Unis, tandis que l’Algérie, avec le soutien de la Russie et de la Chine, avait réussi à entraver l’adoption de la résolution biaisée proposée par Washington vendredi dernier.

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