Le RCD : «Cette farce électorale est un énième coup de force».

Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) a dénoncé, le coup de force opéré par l’autorité nationale indépendante des élections (Anie), en procédant à un « gonflement» du taux de participation aux élections législatives, fixé à 30,20%.

Pour le RCD, la «farce électorale » est désormais symptomatique d’une inconscience des dirigeants sur l’impact hasardeux de leur politique sur la nation », dans la mesure où, estime-t-il, ces «farces électorales continuent d’approfondir le fossé entre le pouvoir et le peuple ».

«Le gonflement et les triturations éhontés des taux de participation», affirme le communiqué du RCD « confirment que la fraude électorale est le moyen privilégié de la cooptation et du maintien au pouvoir de la clientèle du régime ».

Pour le parti de l’opposition, qui, rappelons-le, a opté pour le boycott du scrutin des législatives, «la répétition de telles dérives montre clairement l’incapacité des tenants du pouvoir à promouvoir une ambition de rétablissement de la confiance du peuple dans les institutions et une stabilité politique pour le pays ».

Tout en dénonçant la répression tous azimuts des libertés, le code électoral imposé unilatéralement ; par une ordonnance du chef de l’Etat issu d’une autre farce avec un résultat officiel, « ce pouvoir, désormais assume, de fait, l’absence de légitimité démocratique et populaire comme fondement des textes de lois et des institutions du pays », note le RCD, soulignant, par ailleurs, que « la persévérance du peuple Algérien pour l’instauration d’un État de droit qui fait encore une fois la différence ».

L’Anie a fait part d’un taux de participation national de 30,20%, largement gonflé selon les partis de l’opposition étant seulement de 14.47% à 16h00.
Pour les partis de l’opposition, le RCD, le PT, l’UCP, le FFS qui ont boycotté le scrutin, les conditions de sa tenue n’étaient pas réunies en raison, entre autres, du maintien des détenus d’opinion, des journalistes et des magistrats en prison dont le nombre s’élève à plus de 220.

A.Ben Ali.

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