La traque des fonctionnaires indélicats : Une instance de veille et d’enquêtes sur l’enrichissement illicite

Le Gouvernement a une fois de plus réaffirmé son ferme engagement à lutter contre toute forme de corruption.  l’enrichissement des fonctionnaires publics, serait dorénavant passé au crible. 

Autrement dit, amasser des fortunes à la faveur de   son poste « clé » au sein des administrations, institutions, et autre entreprises publiques serait justifié.

Ces « enquêtes » sont désormais du ressort d’une instance créée à cet effet à la faveur des instructions données dans ce sens ce dimanche par le président de la République Abdelmadjid Tebboune en Conseil des ministres.

«Le Président de la République a décidé la création d’une nouvelle instance pour enquêter sur l’enrichissement des fonctionnaires publics, sans exclusive aucune, à travers des procédures légales rigoureuses pour la lutte contre la corruption et connaitre l’origine de leurs avoirs», lit-on en effet dans communiqué final du Conseil des ministres.

Cette  instance intervient dans le cadre de l’organisation, de la composante et des prérogatives de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption».

Le Gouvernement avait pour rappel, examiné, lors de sa réunion tenue le 1 décembre 2021, un avant-projet de Loi portant organisation, composition et fonctionnement de la Haute Autorité de Transparence, de Prévention et de Lutte Contre la Corruption.

En effet, la création de cette Haute Autorité constitue une étape importante dans la concrétisation de l’engagement du président de la République pour la moralisation de la vie publique et politique et le renforcement de la gouvernance à travers la lutte résolue contre la corruption, le renforcement du contrôle et la garantie de la probité des responsables publics, la gestion saine des deniers de l’Etat et la consécration de la transparence.

Car jusque-là, la corruption en Algérie avait été presque « démocratisée ». L’atteste d’ailleurs le nombre des affaires qui trainent en cours de Justice.

Aucun ancien (ou presque) responsable n’a été épargné par ces scandales. De ministres jusqu’aux walis passant par des chefs des daïras, des P/APC ainsi que d’anciens commandants de la Gendarmerie nationale et DGSN, l’enrichissement illégal et abus de fonctions pour l’acquisition d’indus privilèges, sont légion.

Ce dimanche même, la 6ème chambre près la cour d’Alger a condamné, l’ex-directeur de la résidence d’Etat du « Sahel », Hamid Melzi à trois ans et demi de prison ferme pour des chefs d’inculpation en lien avec la corruption.

La même chambre a également confirmé les jugements rendus en première instance à l’encontre des deux anciens Premiers ministres, Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, également poursuivis dans cette affaire.

L’ex-DG d’Algérie Télécom, Ahmed Choudar a été condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 200.000 DA.

L’ex directeur d’Air Algérie Bekhouche Allache a été condamné à deux (02) ans de prison, dont un (01) an avec sursis et à une amende de 500.000 DA.
Comme Hamid Melzi et Bekhouche Allache, la liste et longue. Sauf que là, ils sont avertis…..

Y.O

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