Kamel Moula, président du CREA : «les opérateurs de la filière des cosmétiques doivent s’organiser davantage»

Salon Cosmetica 2024.

Les travaux de la deuxième édition du salon « Cosmetica Algeria » ont débuté ce mercredi au Palais des expositions des pins maritimes (Ex : Safex) au pavillon Ahaggar et vont s’étaler sur quatre jours avec la participation de 136 exposants dont certains venus de Chine, Turquie, Tunisie, Italie, Pakistan, Egypte, Inde, France et Espagne. « Plus de 20 000 professionnels et décideurs du secteur des cosmétiques de toute la région se réuniront pour découvrir des solutions, des équipements, et les dernières innovations dans le domaine» selon les organisateurs qui soutiennent que «cette manifestation constitue, également, une plate-forme pour les operateurs concernés qui souhaitent développer des partenariats au niveau national et international ainsi que de saisir de nouvelles opportunités d’affaires».

L’ouverture du salon a été rehaussée par la visite de Kamel Moula, Président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA) et c’est loin d’être un choix fortuit puisque lui-même est à la tête d’un des plus grands groupes industriels activant dans le secteur des cosmétiques à savoir la marque algérienne « Venus » devenue emblématique auprés des algériens.

«C’est une grande fierté pour nous de constater l’évolution effectuée dans l’industrie des cosmétiques et le salon Cosmetica 2024 reflète l’intérêt porté à cette filière investie par les locaux » s’est-il félicité appelant, à l’occasion, à saisir l’opportunité de voir autant d’opérateurs réunis pour amorcer le débat et se concerter sur la manière la plus efficiente pour mieux organiser la filière.

«Il y’a eu des restrictions d’importation qui ont favorisé l’émergence d’un marché local fort intéressant. Des startups qui ont débuté l’activité il y’a à peine trois ans se retrouvent aujourd’hui avec un personnel de plus de 40 employés. C’est un indicateur qui reflète le developpement de cette filière mais il reste beaucoup de chemin à parcourir » a t-il insisté notant au passage «la préparation d’une nouvelle reglementation».

Il faut se préparer à l’ouverture du marché qui devra intervenir tôt ou tard. Il nous faut donc se préparer et cela se traduit par une meilleure qualité des produits, une plus grande proximité avec client et avoir une assise à l’international. Le produit algérien a atteint un degré de qualité qui le rend facilement exportable et pas seulement en direction des pays africains .

Cette filière doit se développer davantage avec un taux d’intégration plus important pour les produits fabriqués localement et nous avons toutes les compétences nécessaires pour le faire. Il y’a certains extraits qui sont importés à l’image du jasmin qui ne manque pas en Algérie ou encore l’extrait du romarin et bien d’autres comme l’alcool éthylique, utilisé dans la confection des parfums et des déodorant. A nous producteurs de cosmétique d’inverser la tendance et amener les autres producteurs à élargir leur gamme mais aussi et surtout ils se doivent de répondre à la qualité car la concurrence est rude dans ce domaine notamment face aux leaders internationaux. Il nous faut des fournisseurs locaux qui répondent aux besoins des producteurs en termes de quantité et de qualité.

En ce qui concerne les producteurs, il n’existe pas de réelles contraintes. En revanche, on relève, en effet, des problèmes pour ceux qui font la revente en l’état des matières premières puisqu’ils sont soumis à Algex. Nous sommes en train de faire de la sensibilisation pour arracher plus de facilités car il faut savoir que les petites sociétés n’ont d’autres choix que d’acheter localement…»

Nabila Saidoun

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