Inspection Générale de la Présidence : Suprême contrôle dans un contexte de méfiance…

La ressource humaine , son choix ainsi que ses aptitudes se placent ici au coeur de cette démarche qui veut donner de l’efficacité aux actions prônées par le chef de l’État.
Pour autant, la création d’un organisme de contrôle qui vient se greffer aux autres instruments existants  peut également encombrer l’acte de gestion et faire peser un climat de méfiance autour de ces gestionnaires publics.
Que pourraient devenir les institutions qui existent déjà et dont le rôle est justement quasi similaire à celui de l’inspection mise en place par la présidence ?
La cour des comptes, l’inspection générale des finances, le pôle économique et financier, autant de structures qui gravitent autour du contrôle et de la lutte contre la malversation économique, existent bel et bien pour intervenir sur ce terrain, et sont réputées suffisamment outillés aussi bien légalement que techniquement.
Il est d’ores et déjà annoncé que la nouvelle structure jouit de larges prérogatives à tous les niveaux, exception faite de ce qui relève de la défense nationale et des affaires de justice.
Autrement, tous les acteurs et l’ensemble des institutions de la république peuvent ainsi faire l’objet de missions de contrôle inopinées . Outre les règles de gestion , la transparence, il est question également de servir d’instrument de lutte contre le corruption , selon ce qui a été encore souligné.
En d’autres termes, le président Tebboune cherche une instance qui soit en mesure de lui assurer sur le terrain , le respect des engagements qu’il avait solennellement pris lors de sa campagne électorale. Des engagements censés améliorer le bien être général dans le vécu quotidien du citoyen . Sous plusieurs aspects, il pourrait s’agir de vérifier l’application des mesures décidées par Tebboune .
Ce qui montre en réalité, un aveu autrement exprimé sur l’inefficacité des règles qui subsistent dans le choix des procédures de gestion et de gouvernance ainsi que dans la sélection des hommes censés mettre en pratique les recommandations chères à Tebboune. Pourquoi contrôler l’action de ceux que l’on a volontairement  choisis et qui se devaient d’être préalablement triés suivant une compétence avérée et une intégrité indéniable ?
En effet, l’installation de l’Inspection générale des services de l’Etat et des collectivités locales, organe placé sous l’autorité du président de la République, s’inscrit dans le cadre des 54 engagements du Président Tebboune pour l’édification d’une Algérie nouvelle où la confiance du citoyen est restaurée à la faveur d’un contrôle des actions des responsables, un renforcement de la gouvernance et la lutte contre la corruption.

Ces démarches devront aboutir à une « lutte contre la politique d’impunité », un point sur lequel insiste le Président Tebboune en soulignant à chaque occasion sur la consécration de la transparence en vue de rétablir la confiance du citoyen en son Etat, affirmant que le citoyen demeure au centre de toutes ses préoccupations.

« L’objectif de créer une Inspection générale relevant de la Présidence de la République est de contrôler l’action et les activités des responsables, en ce sens qu’aucun responsable ne pourra être au courant des visites de cette Inspection », avait affirmé le Président Tebboune.

Rappelons que pour débloquer une situation économique en proie au doute et aux multiples craintes tant des opérateurs que des décideurs au niveau des administrations, le président Tebboune avait pris la décision d’élargir le champ d’action du médiateur de la république.

Ce dernier , Brahim Merad est désormais chargé de veiller au dénouement de tous les projets d’investissement bloqués par l’administration pour divers motifs . Il est devenu un interlocuteur incontournable en la matière. Son intervention a non seulement permis de redonner vie à des projets économiques , selon les annonces officielles mais en plus elle aura permis de récolter une foule d’informations sur les difficultés que subissent les créateurs de richesse.

D’aucuns s’interrogent en conséquence sur la nécessité de recourir aux services d’un médiateur pour pouvoir prétendre à l’investissement. Triste constat qui contraint le capital à opter pour les voies du circuit parallèle qui échappe à toutes les entraves administratives.

L’inspection générale ne pourra être efficace , économiquement parlant sans l’implication de professionnels rompus aux rouages que renvoie la réalité du terrain.

ABN

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