Importations de produits essentiels: Tebboune décide de réinstaurer le monopole de l’Etat

Les importations de certains produits de consommation seront désormais exclusivement réalisées par des entités publiques.

Le président Tebboune qui a fait cette annonce au cours de la rencontre avec les médias ce Samedi explique qu’il a pris cette décision, consacrant le retour du monopole de l’Etat sur l’importation de certains produits en raison de la flambée  enregistrée sur le marché mondial.

Il ajoute que seules les entreprises étatiques disposent de la ressource nécessaire ( trésor public) pour être à même de procéder à ces achats et faire face à cette flambée tout en prévoyant de répercuter en fin de cheminement , ces produits à des prix soutenus sur le marché domestique. Une manière de garantir des prix abordables au profit du consommateur, souligne Tebboune.

Mettant en avant la mission de l’Etat qui consiste à assurer la sécurité alimentaire du citoyen , le président Tebboune relève que dans ce contexte de perturbation mondiale sur les prix et tensions sur les marchandises, l’importateur privé pourrait se révéler défaillant.

Et cela a dicté au final, la nécessité d’inscrire cette opération au domaine réservé de l’État . Pour garantir aussi bien la disponibilité des biens que leurs prix.

Entendre par là que les pouvoirs publics pourraient ainsi contourner la problématique des compensations dûes au titre des subventions que l’État reverse aux importateurs d’une famille de produits assortis de subvention. Tels le sucre , les pâtes ou les huiles alimentaires.

Même si le chef de l’État n’a pas donné les détails sur la nature de ces produits qui seront désormais concernés par cette décision, il a néanmoins cité l’exemple des céréales dont les prix ont connu mondialement des hausses inédites.

Il est en conséquence fort probable que dans cette liste figurent aussi bien les céréales que les huiles alimentaires ainsi que le sucre. Seul l’Etat par le biais de  structures habilitées aura la prérogative de les importer.

Enfin dans les non dits de cette démarche inattendue ,en ce sens où elle exclut le privé dans,  cette filière, les pouvoirs publics entendent probablement briser des monopoles privés qui ont longtemps dominé le marché de l’alimentaire.

Et même si cela n’a pas été explicitement mentionné , la démarche instituée pourrait être interprétée comme un moyen inavoué de lutter contre les malversations sur les transactions à l’import et les dérives sur les mouvements de la devise.

ABN

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