Il est devenu Monsieur Oxygène: Hamitouche, patron des laiteries Soummam vole au secours des Algériens

Il est des noms que l’Histoire retiendra pour l’éternité.

C’est le cas de Hadji Lounis Hamitouche, PDG de la laiterie Soummam.
Les Algériens, ne se souviendront pas de lui, uniquement pour sa « réussite fulgurante », mais et surtout pout avoir été là, répondant « présent » à l’appel du devoir, de la Patrie alors que bon nombre de malades hospitalisés meurent par manque d’oxygène dans les hôpitaux.

En effet, le patron de la laiterie Soummam, s’est distingué en ces moments de crise sanitaire par son geste plus qu’humain, en prenant en charge, le financement total de stations d’oxygène au profit de nos établissements de santé.

Il s’agit en tout de 22 générateurs financés par la laiterie Soummam et acquis, selon un communiqué de l’entreprise posté sur sa page Facebook, pour le compte des EPH des wilayas suivantes : Ain Temouchent, Alger, Tipaza, Bouira, Bejaia, Sétif, Tizi-Ouzou, Skikda, Oum El Bouaghi, Khenchela, Djelfa, El Meghaïer et Bechar.

Hadj Lounis Hamitouche, n’est pas à son premier geste envers ses concitoyens. Connu pour ces œuvres charitables,il a déjà contribué à la lutte que mène notre pays contre le coronavirus.

Outre le financement en avril 2020, des produits désinfectants pour le compte de bon nombre de localités à travers différentes wilayas, le patron de laiterie Soummam, avait également offert une trentaine d’ambulances médicalisées à bon nombre d’hôpitaux algériens.

« Ce sont les Algériens qui m’ont rendu riche en s’offrant nos produits. Aujourd’hui, c’est à mon tour de leur rendre la pareille. Leur porter mon soutien, en ces moments difficiles, est le moins que l’on puisse faire », a-t-il commenté dans une déclaration à Berbère Télévision.

C’est en 1969, à l’âge de 23 ans, que ce fils de paysans kabyles décide de quitter son village perché au sommet du mont Djurdjura pour faire fortune en ville.

« Il n’a que 50 dinars en poche, mais possède une force qui compense son manque d’instruction et qui, des années plus tard, fera de lui un redoutable homme d’affaires », écrivait à son propos un confrère.

Après avoir rejoint la capitale algérienne en autostop, il livre pendant des années toutes sortes de marchandises entre Alger et Tamanrasset.

Ses premières économies sont investies dans l’achat de son premier camion, puis de quatre autres, jusqu’à ce qu’il vende sa société avec l’envie de changer de créneau. Il se lance dans la confection, fait faillite et rebondit « par hasard » dans le yaourt.

En 1993, Lounis Hamitouche crée Soummam, qui, avec sa vingtaine d’employés, fabrique dès la première année quelque 20 000 pots par jour.
Le groupe ne cesse de se diversifier. Il compte aujourd’hui plus de 1 350 collaborateurs, et sa production quotidienne de yaourts a été multipliée par… 250.

Y. O

 

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer