Gel du commerce extérieur avec l’Espagne : 2 mois après , l’ABEF tente de limiter les dégâts…et apporte un éclairage

L’ambiguïté vient en partie d’être levée. Avec néanmoins des coûts qu’auront à supporter certains opérateurs.

Consécutivement à la décision portant gel des opérations de commerce extérieur avec l’Espagne , l’ABEF ( association des banques et établissements financiers ) vient de diffuser une note datée du 23 juillet .

Elle répond à l’administration des douanes qui l’avait saisie et qui s’était exprimée sur le flou né de l’application de cette mesure sur le terrain , notamment face au traitement douanier des importations intervenues avant le 9 juin dernier , c’est à dire la date d’entrée en vigueur de la décision de gel .

Sur le terrain les douanes étaient confrontées à la problématique quant à l’interprétation de la note de l’ABEF qui , au départ ne précisait en aucune manière le sort réservé aux importations ayant été dûment conlues avant cette date du 9 juin. Ce qui donna lieu à un véritable casse tête , voire d’énormes préjudices aussi à des opérateurs algériens .

Plusieurs marchandises étaient soit en souffrance dans les ports . Soit déjà embarquées à partir des ports d’expédition bien avant cette date du 9 juin . L’effet surprise n’a pas été sans conséquences sur ces opérateurs dont certains peuvent prouver , document de transport (connaissement ) à l’appui,  qu’ils étaient en règle bien avant l’entrée en vigueur de l’interdiction.

Il a fallu attendre près de deux mois et un écrit des douanes pour que l’ABEF daigne réagir afin d’apporter les précisions . Après tant de temps et d’argent perdus.

Celle ci indique dans sa note que les opérations antérieures au 9 juin ne sont pas concernées par la suspension. L’Abef demande aux douanes de tenir compte de la date d’embarquement des marchandises tel qu’il ressort des titres de transport.

Par ailleurs , l’autre confusion consistait de savoir si la mesure concernait  également les produits dont l’origine n’est pas espagnole mais qui proviennent d’Espagne, d’une part , et les produits espagnols qui proviennent par contre de pays autres que l’Espagne. Cette demande de précision émanait également de l’institution douanière.

Résultat de cet empressement : Des coûts et des surestaries sont d’ores et déjà annoncés en devises fortes.

La mesure aurait pu être explicite dès le départ si l’ABEF avait fait montre de professionnalisme en matière de commerce extérieur. Cette institution semble ignorer que dans le commerce extérieur , des marchandises peuvent être payées bien avant leur embarquement. Et la référence du titre de transport ne peut servir d’outil d’appréciation fiable.

C’est le cas notamment pour les importations dont les payements sont matérialisés par des lettres de crédit documentaire, un outil  qui engage la signature de la banque et le transfert de fonds .

Pour rappel , en Espagne on enregistre un manque à gagner de près de 2 milliards de dollars et plusieurs entreprises annoncent de sérieuses difficultés au lendemain de la suspension des flux commerciaux avec l’Algérie.

K.A

 

 

 

 

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