Entreprises industrielles à l’arrêt : le gouvernement examine leurs situations

Le ministre de l’Industrie et de la Production pharmaceutique, Ali Aoun, a annoncé, jeudi à Alger, l’installation d’un groupe de travail en coordination avec les groupes industriels et les holdings publics relevant du secteur, chargé d’examiner minutieusement la situation de chaque entreprise ou unité industrielle économique à l’arrêt en vue de proposer des solutions pour relancer leurs activités.

Répondant à des questions orales lors d’une séance plénière de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Aoun a précisé que la relance des entreprises et des unités industrielles publiques à l’arrêt qui connaissent de grandes difficultés constituait un « véritable défi » pour son secteur, étant « un axe important et une priorité ».

Dans ce cadre, le ministre a assuré que son département ministériel avait installé un groupe de travail en coordination avec les groupes industriels et les holding publics relevant de son secteur, chargé d’examiner minutieusement la situation de chaque entreprise ou unité industrielle économique à l’arrêt, puis de proposer des solutions pour les relancer, à travers notamment le maintien de la même activité avec des solutions opérationnelles.

Il s’agit également d’envisager la possibilité de changer d’activité et de se tourner vers des domaines prometteurs, en concluant des partenariats public-public (entre les entreprises appartenant au même groupe ou entre les groupes industriels relevant du secteur industriel ou d’autres secteurs), mais aussi d’ouvrir le capital de l’entreprise.

En réponse à une question de la députée Khaoula Talebi (Mouvement El-Bina) sur les raisons de la non récupération des biens immobiliers abandonnés le long du littoral dans différentes communes de la capitale, à l’instar d’Hussein Dey, Mohamed Belouizdad et El Harrach, il a expliqué que le dossier de la relance des unités et des usines sises dans ces communes « bénéficie d’un suivi quotidien par les services de son secteur, qui s’attèlent à les examiner, cas par cas, en tenant compte de leur environnement urbain et leur impact sur l’environnement ».

Répondant à une question du député Ahmed Lakhdar Djouada (MSP), relative au délai de levée des obstacles sur la nouvelle zone industrielle d’Ouled Sabor dans la wilaya de Sétif, le ministre a indiqué que les autorités locales oeuvrent à lever le gel sur cette zone industrielle, pour laquelle un montant de 9 milliards DA a été consacré en 2019 pour l’aménagement intérieur, et ce à travers plusieurs rapports soumis par le wali de Sétif à M. le Premier ministre.

Il a ajouté que ce point est inscrit au programme du Conseil de participation de l’Etat (CPE), pour après la fin du mois de Ramadhan.

En réponse à une autre question du député Abderrafik Brahmia (Front El Moustakbil) sur les délais du parachèvement de la construction et de l’aménagement de la zone industrielle de Hjar Merakeb dans la commune d’Aïn Regada (wilaya de Guelma), le ministre a fait savoir que l’aménagement de cette zone sera fera  après la levée du gel sur l’enveloppe financière de cette opération.

Répondant à une question du député Abdelhamid Belakehal (Indépendants) au sujet de la réalisation d’une minoterie dans la wilaya d’El Meniaa, M. Aoun a affirmé qu’il y a un mois, des instructions ont été donnés au complexe Agrodiv pour réaliser la minoterie dans la wilaya, rappelant à cette occasion, que les pouvoirs publics ont pris en 2017 des mesures restrictives sur l’activité des minoteries, après avoir constaté la saturation du marché par cette denrée, ayant atteint 300% de la couverture des besoins nationaux.

En réponse à une question de la députée Farida Ghamra (MSP) sur le délais de délivrance des décisions d’octroi de logements de fonction aux personnels de la cimenterie de Sétif qui y sont installés depuis 1984, sachant que selon des rapports, ces logements sont inhabitables, le ministre a précisé que son département avait chargé l’organisme national du contrôle technique de la construction (CTC) et une autre société d’expertise agréée d’élaborer une expertise sur les logements de fonction.

Les rapports ont relevé plusieurs dysfonctionnements dans les éléments porteurs de la structure auxquels s’ajoute le danger de l’amiante sur la santé des citoyens, selon M. Aoun.

Le conseil d’administration de la Gica avait examiné le dossier de ces logements de fonction et donné son approbation à la proposition de transférer ces logements au Domaine national de l’Etat, propriètaire du terrain, en sus de l’élaboration d’un dossier détaillé en vue de le présenter au Conseil de participations de l’Etat (CPE) pour remédier à cette situation, a rappelé le ministre.

Et d’ajouter que son département avait demandé au groupe Gica d’examiner la possibilité de rénover ces logements, ce qui est difficile à faire.

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