Entraves aux importations : La liste de Rezzig a semé… la tempête

Un mois après avoir imposé un véritable Verrou aux importations via l’obligation de produire un document délivré par Algex , préalable avant de prétendre à une hypothétique domiciliation bancaire , Le ministère du commerce fait une autre machine arrière. 

Désormais tous les produits liés au secteur agricole, tels les intrants et autres semences ainsi que la famille des phytosanitaires et les équipements destinés à l’irrigation , en plus des produits vétérinaires etc…viennent , enfin d’être retirés de la liste Algex.

Et c’est le département de l’agriculture qui en a fait l’annonce de dimanche.

La semaine passée,  c’était le ministère de l’industrie pharmaceutique qui réagissait via un communiqué pour annoncer la « libération» du  médicament de cette controversée liste de Rezzig .

Les bavures semblent s’accumuler au niveau du département du commerce  et elles touchent à deux secteurs stratégiques , la santé et l’agriculture.

Cet état de fait interpelle plusieurs interrogations liées à la cohésion au sein du gouvernement . L’absence d’une vision stratégique globale est parfaitement démontrée par ce cafouillage .

En l’espace d’une semaine, deux décisions d’annulation sont rendues publiques . Ce qui ne manquera pas de porter un sérieux coup sur les élans que l’on voulait donner à la  stabilité des textes et de la visibilité que l’on tente d’asseoir durablement.

Mauvais signal pour les investisseurs.

Il faut rappeler que cette mesure de filtrer à l’excès les importations de toutes les marchandises destinées à être revendues en l’état est entrée en vigueur le 25 Avril dernier.

En un mois , les dommages occasionnés ont commencé à être signalés , notamment dans certaines unités de production dont l’activité dépend totalement de produits importés et qui ont totalement disparu du marché.

Conséquence directe; la fermeture des unités devenait inéluctable avec effet d’entraînement sur les emplois.

Avec sa décision de filtrer toutes  les importations destinées à la revente en l’état,  qu’il s’agisse de matière première ou autre, le ministère du commerce a failli plomber l’économie nationale. 

Dans son approche suicidaire, où l’entrave au commerce est flagrante, le département de Kamel Rezzig n’a vraisemblablement pas discerné entre les produits sensibles tels les médicaments et les intrants agricoles d’une part et les autres marchandises n’ayant pas un caractère prioritaire.

ABN

 

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