Des candidats hors normes pour les législatives: Le triste sort du futur parlement…

En l’absence d’un véritable discours politique qui pourrait peut être convaincre les Algériens « de la nécessité de se rendre aux urnes le 12 juin prochain », les « candidats » ainsi que leurs représentants peinent déjà à « faire le plein des salles » réservées aux rassemblements et meetings.

Les images relayées par les chaînes TV montrent en effet des « chaises vides ».

A moins de deux semaines du scrutin législatif que les autorités qualifient de « tournant décisif », de « l’opportunité de changement », aucun fait saillant n’est à retenir. Enfin presque.

Les discours de certains candidats ou leaders de partis font en effet, ressortir l’indigence culturelle de leurs auteurs. De véritables clowns. Sans retenue aucune, ces derniers se sont distingués bien au contraire par un discours qui renseigne sur les contours de la future Assemblée.

A titre illustratif, lors d’un rassemblement populaire le mardi 25 mai, dans le cadre de la campagne électorale les élections, le SG du Front de Bon Gouvernance, FBG, Aïssa Belhadi, n’a pas trouvé mieux que de comparer les femmes candidates sur la liste de sa formation politique, à des…« fraises fraîches» .

« Dans nos listes pour les élections, nous avons choisi les fraises sélectionnées (…) ce sont de belles femmes ingénieures, les médecins et mariées. Il y a même les directrices. Ce sont les fraises bien sélectionnées. Nous n’avons pas sélectionné les fraises de mauvaise qualité exportées vers l’Afrique de sud. Nous avons ramené de le bonne énergie », a-t-il dit dans ce sens. Aïssa Belhadi, s’est tout de suite attiré les foudres. Enflammant la toile, ces propos «haineux » ont fait réagir plus d’un. Il a été vite recadré se disant « prêt » à s’excuser auprès de toutes les Algériennes.

De ces propos peu commodes, retenons ceux du SG du FLN, Baâdji Abou El-Fadhl.

Ce dernier, qui n’a même pas pu valider sa propre candidature, en tentant de donner une explication mystique au chiffre 7, attribué à son parti par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), a lié ce chiffre au Coran, à la tradition prophétique et même à la guerre de Libération nationale.

Quant à Abdelkader Bengrina, connu pour son populisme et régionalisme flagrants, s’est engagé à « fermer les écoles privées qui dispensent des cours en français ». Pas que ça. Bengrina, en campagne à Tlemcen, est allé même jusqu’à qualifier, l’international algérien de joueur Manchester City, Ryad Mahrez d’un «moudjahid pour la cause de Dieu ». Décidemment avec nos « politiques », on aura tout vu…..

Y.O

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