CIJ : plusieurs délégations appellent à la fin immédiate et inconditionnelle de l’occupation sioniste

Plusieurs délégations intervenant au 5e jour des audiences publiques de la Cour internationale de justice (CIJ) sur les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques sionistes dans les territoires palestiniens occupés, ont dénoncé vendredi les violations par l’entité sioniste des chartes et conventions internationales, appelant la Cour à contraindre l’occupant à « mettre fin immédiatement et sans conditions à son occupation illégale ».

Dans son plaidoyer, la délégation de la Norvège a souligné que l’occupation sioniste des territoires palestiniens est « illégale, compte tenu des chartes des Nations-unies, de celles du Conseil de sécurité, ainsi que des conventions des droits de l’Homme de Genève, stipulant clairement qu’aucune occupation ne doit être permanente ».

« L’entité sioniste a non seulement prorogé délibérément son occupation, mais s’est permis aussi d’annexer d’autres territoires palestiniens et forcer des milliers d’habitants à quitter leurs territoires », a relevé la délégation norvégienne, dénonçant la volonté ostentatoire des responsables sionistes de poursuivre leurs projets d’extension, à travers notamment la construction de nouvelles colonies.

La délégation norvégienne a rappelé que la principale condition de l’adhésion de l’entité sioniste à l’ONU était « le respect de la reconnaissance des deux Etats, ainsi que le respect plein des chartes des Nations unies ».

Avant de conclure : « compte tenu du non-respect de ses obligations, la CIJ doit intervenir à contraindre l’entité sioniste à mettre fin immédiatement et sans conditions à son occupation ».

La délégation du Qatar a souligné, de son côté, que l’entité sioniste a battu tous les records de violation des droits de l’Homme et des conventions internationales et onusiennes. Elle a expliqué que l’entité sioniste a, depuis le début de son occupation des

territoires palestiniens, transgressé toutes les lois internationales, en se permettant d’annexer des territoires palestiniens, en chassant des palestiniens et en infligeant les pires crimes et sévices aux Palestiniens.

La délégation qatarie a indiqué que l’entité sioniste porte l’entière responsabilité de l’échec du processus de paix, en tournant le dos délibérément à chaque fois aux initiatives de paix.

Dénonçant l’énième agression sioniste en cours depuis le 7 octobre 2023, la délégation du Qatar a appelé la Cour à agir d’urgence en vue de sauver les Palestiniens et de rétablir dans leurs droits et contraindre l’entité sioniste à mettre fin à son occupation illégale et ses graves violations.

De son côté, la délégation du Sultanat d’Oman a souligné qu’il n’y a désormais aucune justification pour la poursuite de l’occupation par l’entité sioniste des territoires palestiniens, à partir du moment où toute occupation prolongée est condamnée et est strictement interdite par les lois internationales.

La délégation omanaise a fait observer, à ce sujet, que l’entité sioniste a touché au statut des territoires palestiniens, « en annexant de nouveaux territoires et en contraignant des milliers de palestiniens à quitter de force leurs terres ».

Soulignant, à cet égard, que l’ONU et le Conseil de sécurité ont condamné à maintes reprises les agissements de l’entité sioniste et son mépris pour les chartes onusiennes, la délégation du Sultanat d’Oman a appelé la CIJ à appliquer le droit international et à contraindre l’entité sioniste à respecter ladite loi.

La  délégation de la Namibie a dénoncé, pour sa part, le non respect par l’entité sioniste des chartes internationales, dont celles consacrant le droit des Palestiniens à l’autodétermination et l’interdiction de l’annexion des territoires.
Elle a appelé l’Assemblée générale des Nations unies « à fixer une échéance pour l’entité sioniste pou mettre
un terme à son occupation illégale et agissements enfreignant la légitimité internationale ».

Intervenant elles aussi à cette occasion, les délégations du Pakistan et de l’Indonésie ont condamné la « fuite en avant » de l’entité sioniste et son irrespect des chartes et conventions onusiennes.
Elles ont appelé, à leur tour, la CIJ à « obliger l’entité sioniste à stopper immédiatement et sans conditions son occupation ».

Les audiences de la CIJ sur les conséquences des pratiques et politiques de l’entité sioniste en Palestine ayant débuté lundi dernier, vont se poursuivre jusqu’à lundi 26 février. Cinquante-cinq Etats, dont la Palestine, sont programmés à cette occasion, ainsi que trois organisations internationales.

La CIJ examinera également au cours de cette session les effets juridiques causés par la violation sioniste du droit du peuple palestinien à l’autodétermination et l’occupation des territoires palestiniens depuis 1967.

Cette action intervient suite à l’adoption, en décembre 2022 par l’Assemblée générale des Nations unies, de la résolution 247/77,qui demande un avis consultatif de la CIJ sur les violations sionistes des droits de l’Homme du peuple palestinien dans les territoires occupés, y compris à El-Qods.

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