Au Maroc, les épiceries menacées de faillite : L’endettement des ménages fait des ravages

L’endettement des ménages menace de faillite les petits commerçants d’alimentation générale au Maroc qui ont été d’un grand secours à de nombreuses familles, en leur fournissant des marchandises avec des crédits, en raison de la baisse du pouvoir d’achat.

Les épiceries des quartiers populaires fournissent de l’huile, du sucre, de la farine et du lait, et offrent aux familles pauvres des facilités de paiement sans garantie autre que la confiance que leurs propriétaires établissent avec les familles, qui paient lorsqu’elles disposent de liquidités financières.

La dépendance à l’épicerie a augmenté pendant les répercussions de la pandémie sanitaire, qui a touché plusieurs secteurs économiques et affecté les revenus de nombreuses familles marocaines.

Abdel Hamid Al-Bahi, chef de la Fédération nationale des commerçants alimentaires, a déclaré à «Al-Araby Al-Jadeed» que de nombreux détaillants alimentaires n’ont pas recouvré les dettes que leur doivent les familles depuis que le virus s’est propagé au premier trimestre de 2020.

Al-Bahi explique que les petits commerçants étaient aux premiers rangs pendant la période de quarantaine et fournissaient aux familles leurs besoins, mais ont ensuite découvert que leur capital s’était érodé et qu’ils étaient confrontés à de grandes difficultés financières.

Dans de récents communiqués de presse, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Riyad Mazur, avait évoqué les problèmes rencontrés par le petit commerçant, notamment que ses revenus n’ont pas changé, puisqu’ils proviennent du «konnach» ou «du carnet» dans lequel il enregistre ce que les familles lui doivent.

Le ministre a ajouté que certaines personnes ne vont chez le petit commerçant que lorsqu’elles ont épuisé leurs revenus, comme elles vont chez lui pour obtenir des facilités de paiement.
Les données du ministère de l’Industrie et du Commerce indiquent qu’il existe environ 800.000 points de vente dont 80% sont des magasins traditionnels, sans compter les 1.000 marchés qui se tiennent chaque semaine, notamment dans les campagnes.

Dans ce contexte, le chef de la Fédération nationale des commerçants alimentaires confirme qu’il existe des difficultés supplémentaires rencontrées par l’épicerie, représentée dans la prolifération des supermarchés modernes, en plus du secteur du commerce informel, représenté par les vendeurs de rue qui ne supportent aucun coût lié aux salaires, à l’électricité, à la collecte ou à la location de magasin.

APS

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