Après le véto américain à l’ONU : Le génocide continue à Ghaza

Les bombardements de l’occupant sioniste qui ont déjà fait 17.487 martyrs, pour plus des deux tiers des femmes et des moins de 18 ans, ont repris ce samedi matin, à Ghaza, après le véto américain à une résolution sans précédent du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu humanitaire immédiat.

En effet, les Etats-Unis ont mis leur véto vendredi à une résolution du Conseil de sécurité appelant à un «cessez-le-feu humanitaire immédiat» à Gaza, malgré la pression du secrétaire général qui a dénoncé la «punition collective» infligée aux Palestiniens.

Le projet de résolution qui a recueilli 13 voix en faveur, une contre (Etats-Unis) et une abstention (Royaume-Uni) avait été préparé par les Emirats arabes unis après l’invocation sans précédent par Antonio Guterres mercredi de l’article 99 de la Charte des Nations unies permettant au secrétaire général d’attirer l’attention du Conseil sur un dossier qui «pourrait mettre en danger le maintien de la paix et de la sécurité internationales».

Le projet de résolution, soulignant la «situation catastrophique dans la bande de Gaza», exigeait «un cessez-le-feu humanitaire immédiat».

Le texte très court appelait également à la protection des civils, à la libération «immédiate et inconditionnelle» de tous les otages et à «assurer l’accès humanitaire».

Le véto américain vendredi devant le Conseil de sécurité de l’ONU a été rapidement condamné par les organisations humanitaires, Médecins sans frontières (MSF) déclarant que l’inaction du Conseil de sécurité des Nations unies le rend «complice du massacre» dans la bande de Ghaza.

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a également fustigé «l’échec du Conseil de sécurité à adopter un projet de résolution visant à mettre fin à l’agression contre notre peuple dans la bande de Ghaza en raison de l’utilisation par les Etats-Unis de leur droit de véto», qu’il a qualifié de «honte».

Selon lui, l’utilisation du véto montre le «mensonge» des Etats-Unis lorsqu’ils disent se préoccuper des pertes civiles.

Situation «apocalyptique» à Gaza.

«Ceux qui ont survécu aux bombardements courent désormais un risque imminent de mourir de faim et de maladie» : Save the children et d’autres ONG internationales alertent sur la situation «apocalyptique» dans la bande de Gaza.

Nourriture, eau, carburant et médicaments n’y entrent qu’au compte-gouttes, alors qu’environ 1,9 million de personnes, soit 85% de la population, ont dû quitter leur logement selon l’ONU depuis le début des hostilités, qui ont fait plus de 17 000 morts selon le ministère palestinien de la Santé.

«Il fait si froid et la tente est si petite. Je n’ai que les vêtements que je porte. Je ne sais toujours pas quelle sera la prochaine étape», souffle Mahmud Abu Rayan, déplacé de Beit Lahia (nord).

Après deux mois d’agression et de bombardements, le chef de l’ONU Antonio Guterres a déclaré que «la population de Ghaza regarde vers l’abîme».
«Les gens sont désespérés, effrayés et en colère», a-t-il déploré vendredi, soulignant que «tout cela se déroule dans un contexte humanitaire cauchemardesque».

Une grande partie des 1,9 million de Ghazaouis déplacés par l’agression se sont dirigés vers le sud, transformant le point de passage de Rafah, le long de la frontière fermée avec l’Egypte, en un vaste camp de réfugiés.

Pendant que le nombre de décès de personnels médical et humanitaire s’alourdit, un projet de résolution soumis à l’OMS par 17 pays membres et la Palestine, au statut particulier, a exigé vendredi que l’entité sioniste respecte pleinement ses obligations de protection envers ces travailleurs dans la bande de Ghaza.

Ils ont demandé à l’entité sioniste de «respecter et protéger» les travailleurs médicaux et humanitaires chargés exclusivement de tâches médicales, ainsi que les hôpitaux et autres installations médicales.
Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), seuls 14 des 36 hôpitaux de la bande de Ghaza fonctionnaient encore tant bien que mal jeudi.

R.A

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