Algérie-FAO: mise en avant de l’importance des relations de coopération bilatérale

Le Directeur général (DG) de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), Qu Dongyu a mis en avant, jeudi à Alger, l’importance des relations entre son organisation et le Gouvernement algérien dans plusieurs domaines, relevant à ce propos sa disponibilité à accompagner l’Algérie dans les projets d’aquaculture, notamment en qui a trait au volet technique, à la modernisation des modes et moyens de production et à l’élargissement de la recherche scientifique.

Dans une déclaration à la presse au terme de la visite qu’il a effectuée, en compagnie du ministre de la Pêche et des Productions halieutiques, Ahmed Badani, pour inspecter le navire scientifique « Grine Belkacem » au port d’Alger, le DG de la FAO a précisé que l’organisation onusienne s’oriente vers le renforcement de l’activité aquacole sur le continent africain qu’il considère comme « seule solution pour satisfaire à la demande de poisson face au ralentissement des productions halieutiques », tout en facilitant la tâche aux pays qui souhaitent se lancer dans ce type de production.

M. Dongyu a, en outre, souligné que la demande mondiale de poisson a enregistré, pour la première fois, une couverture de 52% des besoins grâce aux projets aquacoles, tandis que les 48% restants ont été assurés par la pêche, ajoutant que cette activité revêtait plusieurs dimensions liées essentiellement au soutien à la sécurité alimentaire et à la préservation de l’environnement.

Le même responsable a, par ailleurs, relevé l’importance de réaliser la transition vers l’économie verte, l’intégration de l’activité aquacole à l’Agriculture et l’accompagnement de la FAO dans les projets de développement de l’élevage du tilapia en Algérie.

Il a, aussi, appelé à l’élargissement de la vision prospective des projets d’aquaculture à travers les bassins de petite dimension dans les villages, les jardins et les parcs pour l’apprentissage de la pêche et l’aquaculture familiale, en vue de réaliser, à la fois, les objectifs environnementaux et socioéconomiques.

Pour sa part, le ministre de la Pêche et des Productions halieutiques a affirmé que cette rencontre avait été l’occasion d’examiner les différentes voies de coopération avec l’Organisation, engagées depuis plusieurs années notamment en matière d’aquaculture.

Le ministre a, également, rappelé la stratégie adoptée par l’Algérie dans ce domaine d’ici à 2030, soulignant que les modalités d’accompagnement assurées par la FAO au profit du secteur pour réaliser les objectifs escomptés ont été abordées, notamment à travers la recherche scientifique appliquée, la valorisation du rôle du navire scientifique et l’évaluation de la richesse halieutique et des opérations de pêche.

Dans ce cadre, le ministre a affiché la disponibilité du secteur à prendre part à l’action et à la recherche menées en matière d’évaluation de la richesse halieutique, expliquant que l’objectif tracé consistait à atteindre 100.000 tonnes/an en aquaculture, réparties entre 40.000 tonnes/an en aquaculture marine et 60.000 tonnes/an en aquaculture continentale (d’eau douce).

Il a rappelé, à ce propos, que la production totale (pêche, aquaculture et pêche au thon rouge) enregistrée en 2023 (jusqu’à novembre) était de 112.000 tonnes.

Le ministre a annoncé la création de 47 zones d’activité dédiées à l’aquaculture, d’une superficie de près de 50 hectares, dans une première phase, tout en s’orientant vers la formation à l’intégration de l’aquaculture à l’agriculture à travers les grands basins, d’une capacité de bassins d’irrigation initiale de 50.000 m3.

De son côté, le directeur général du Centre national de recherche et de développement pour la pêche et l’aquaculture (CNRDPA), Pr. Nabil Bouflih, a fait savoir que le secteur de la pêche en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour la réalisation de 7 projets de recherche scientifique sur le littoral algérien en 2024.

Ces projets visent à répondre à plusieurs problématiques scientifiques liées à la pêche en Algérie et à contribuer à la prise de décisions éclairées par les responsables du secteur. Ils couvrent des domaines tels que la collecte de données, le développement de nouvelles filières et l’évaluation des stocks de poissons.

Le Pr. Bouflih a également révélé la préparation d’une campagne scientifique pour l’évaluation des stocks de poissons, qui aura lieu l’été prochain, avec le financement de la FAO.

Au cours des 10 dernières années, 31 campagnes scientifiques ont été réalisées sur le littoral national. Les résultats de ces campagnes permettent de déterminer les quantités de produits halieutiques et de formuler les recommandations nécessaires pour organiser l’activité de pêche de manière à préserver les stocks de poissons nationaux, a conclu le responsable.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer