Acheminement des dons de la diaspora vers le pays : A quoi joue l’ambassadeur d’Algérie en France ?

L’ambassade d’Algérie en France, aurait pu se «tenir à l’écart », si le but etait juste destiné à créer une polémique dont on pouvait bien se passer notamment en ces moments de crise.

En effet, après avoir annoncé dans un premier communiqué du vendredi 06 du mois en cours, que les opérations de solidarité visant la lutte contre la propagation de la pandémie du Covid-19, initiées par les membres de la diaspora algérienne, sont désormais soumises à une autorisation d’acheminement de dons, notre représentation diplomatique à Paris, se rétracte.

Disons plutôt, qu’elle s’est « corrigée » car, en réaction à ses mesures, plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer « un frein à la solidarité de la diaspora », qui, s’est faudrait-il le souligner, répandue comme un seul homme en faveur  des SOS lancés depuis  l’Algérie, notamment en ce qui concerne l’acquisition de concentrateurs d’oxygène.

Réfutant ces critiques, l’ambassadeur d’Algérie en France, Mohamed Antar Daoud, a dans une déclaration à certains sites , affirmé « il y a certaines rumeurs qui disent que des associations n’ont pas trouvé de soutien au niveau de l’ambassade, pour l’envoi de dons et de concentrateurs d’oxygène vers l’Algérie ».

« L’ambassade dispose d’une adresse mail, d’un numéro de téléphone, et des employés dont le rôle est de recevoir les citoyens algériens, et de les aider dans leurs démarches pour envoyer des dons », a-t-il rappelé.

A la question de l’acheminement de concentrateurs d’oxygène, l’ambassadeur d’Algérie à Paris a préféré « responsabiliser » le ministère de la Santé. « Une personne ne peut pas dire j’envoie 20 ou 30 concentrateurs vers une région bien précise », a-t-il répondu vaguement.

Antar Daoud, soupçonne-t-il à demi mots des faits liés au  régionalisme dans cette oeuvre de solidarité?

« Personnellement, je représente toute l’Algérie, du nord au sud, et de l’est à l’ouest. Je ne travaille pas pour une région précise. Les dons doivent être envoyés au ministre de la Santé. C’est à lui de diriger les opérations », dit-il.

« S’il y a des gens qui ont les moyens d’acheter des concentrateurs, de les transporter eux même, et de les distribuer dans leurs villages ou dans leurs communes, qu’ils le fassent. L’État ne les en empêche pas », a conclu l’ambassadeur.

Y.O

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