Abdelaziz Rahabi : La déchéance de nationalité «procède de la dérive totalitaire »

La déchéance de nationalité qu’envisage le gouvernement dans un avant-projet de loi modifiant l’ordonnance portant Code de la nationalité algérienne, est une proposition « inutile qui relève de la dérive totalitaire », a dénoncé Abdelaziz Rahabi.

L’ancien diplomate a critiqué le projet de Belkacem Zeghmati, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, estimant que la nationalité est un droit naturel qui ne peut être remis en cause.

« Tout enfant né de père ou de mère algériens est algérien de plein droit et ne peut à ce titre être déchu de sa nationalité. Ce droit naturel ne peut être remis en cause pour des raisons politiques, sécuritaires ou autres invoquées par le projet du gouvernement », a écrit ce samedi Rahabi sur sa page facebbok.

Cette proposition qu’il qualifie d’« inutile et singulière » procède, estime-t-il « de la dérive totalitaire systémique activée chaque fois que le peuple exige davantage de liberté et de droits et dans un contexte marqué par une restriction du champ des libertés individuelles et collectives ».

« Faute de réponses concrètes aux revendications pacifiques et légitimes de son peuple, notre pays se radicalise dans tous ses segments sociaux et institutionnels, s’éloigne peu à peu de la voie de la raison et de la modération et nourrit ainsi ses propres fragilité », a regretté l’ancien ministre de la Communication pour qui, c’est là où « réside la plus grosse menace contre la stabilité et la cohésion de la nation algérienne ».

Lors de sa dernière réunion, le gouvernement a discuté d’un avant-projet de loi qui permet « la mise en place d’une procédure de déchéance de la nationalité algérienne acquise ou d’origine qui sera applicable à tout algérien qui commet, en dehors du territoire national, des actes portant volontairement de graves préjudices aux intérêts de l’Etat ou qui portent atteinte à l’unité nationale ». « La mesure s’appliquerait aussi à celui qui active ou adhère à une organisation terroriste ainsi que celui qui la finance ou qui en fait l’apologie » et « toute personne qui collabore avec un Etat ennemi ».

Aziz.T

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